Relief met l’intelligence artificielle dans la gestion administrative
Israa Lizati
Israa Lizati
Selon le bureau d'étude IFOP/Generix, 65 % des Français dénonceraient la surabondance de paperasse dans leur quotidien. De ce constat, quatre entrepreneurs, dont Benjamin Böhler-Roitelet, ancien patron et fondateur de l'accélérateur de startups toulousain Ekito, ont décidé de créer Relief, une application de gestion de l'administratif dotée de l'intelligence artificielle.
Par photos smartphone ou mail, les particuliers transmettent leurs factures, contrats d'assurances, abonnements, etc. Les documents sont alors automatiquement numérisés, classés, sécurisés et disponibles dans l'application. Un robot se charge ensuite de les "lire et les comprendre" et effectue un suivi des échéances clés, ainsi qu'une veille de l'ensemble des offres du marché afin de proposer la plus adaptée au client.
Dès qu'une amélioration ou une économie décelée par le robot peut être faite, le client en est informé. Après la validation de l'utilisateur, Relief prend en charge la modification des contrats directement avec les fournisseurs (opérateurs téléphoniques, assureurs, banques,etc).
Mais attention à ne pas confondre Relief avec un comparateur de prix.
À la différence des comparateurs de prix qui vivent de la vente de contrats au "coup par coup" dits "one shot" (proposition commerciale ponctuelle), Relief qui a lui un statut de société de courtage se rémunère grâce à "des commissions récurrentes de courtage" sur les contrats de ses clients.
Si aujourd'hui la technologie IA utilisée par l'application est déjà au point, Relief ne sera révélée au grand public qu'en mai 2019. Accessible sur mobile, elle sera 100% gratuite.
Celui qui a quitté Ekito pour se lancer dans l'aventure Relief, avoue que son ancienne boîte "n'était pas la structure pour construire ce type de projet". Il a dorénavant pour objectif, avec ses trois collaborateurs dont les noms "seront dévoilés progressivement au fil de l'histoire" par stratégie de communication, de faire de Relief "un acteur incontournable de la gestion des contrats des particuliers". Par ailleurs, les 4 associés n'ont identifié en France aucun concurrent direct à leur application.
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Si pour l'instant l'homme d'affaires ne souhaite pas communiquer les objectifs en terme de chiffre d'affaires et de nombre d'utilisateurs, il annonce que la startup est sur le point de compléter, pour la fin d'année, une levée de fonds. "Nous visons les 500 000 euros", confie-t-il.
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La startup prévoit plusieurs embauches sur la partie technique (data science), marketing, business développement, services et suivi du client.
Israa Lizati
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