Adagos mise sur la parcimonie pour une nouvelle génération d'IA
Israa Lizati

Intelligence artificielle
Pixabay / CC
Israa Lizati

Intelligence artificielle
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Spécialiste de l'intelligence artificielle, Adagos donne naissance à une nouvelle génération de réseaux neuronaux (algorithmes inspirés du fonctionnement des neurones du cerveau humain). Issue de l'Institut de Mathématiques de Toulouse, la startup toulousaine a mis au point NeurEco, un logiciel d'intelligence artificielle, qui améliore la précision des prédictions quantitatives, tout en permettant de réduire de plusieurs ordres de grandeurs les ressources nécessaires pour mettre en œuvre l'IA (temps de calcul, quantité de données d'apprentissage, temps de développement...). Cette technologie de rupture repose sur la "parcimonie", un principe scientifique fondamental qui remonte au 14ème siècle, qui dit que "tout doit être aussi simple que possible, mais pas plus simple".
La redondance de l'IA actuelle la cantonne dans ses applications habituelles de classification et de reconnaissance de formes. Or, les besoins de l'ingénieur sont essentiellement quantitatifs avec une grande exigence de précision. La parcimonie de NeurEco répond à ces besoins et ouvre de nouveaux horizons pour l'IA, liés à l'énergie, au transport, à la santé, à la biologie et à l'environnement.
L'interface de création imaginée par Adagos. (Source Adagos)
Protégée par un brevet, la solution NeurEco est ainsi destinée aux professionnels de l'intelligence artificielle, les novices qui s'intéressent au domaine et les ingénieurs ayant besoin d'outils "quantitatifs". Elle est utilisée par une quinzaine de clients situés majoritairement en France. Parmi eux, Framatome, entreprise spécialisée dans le nucléaire, Ansys, leader mondial des logiciels de simulation, Continental ou encore Renault F1. Pour l'heure, l'unique client étranger de la startup se situe à Pittsburg, aux États-Unis. D'ici fin 2020, Adagos a pour objectif de compter une centaine d'entreprises dans son portefeuille clients.
Pour avoir accès au service, les utilisateurs doivent acheter une licence annuelle. Ils doivent ainsi débourser entre 3 000 et 7 000 euros par an selon la version souhaitée (NeurEco Essential ou NeurEco Pro). "Pour les entreprises de moins de 10 salariés, le prix est divisé par deux sur l'offre NeurEco Essential. La première année elle, est à moitié prix pour tout le monde, afin de stimuler le démarrage du produit", précise le professeur Masmoudi.
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Installée à Ramonville Saint-Agne, près de Toulouse, l'entreprise fondée en 2011, compte aujourd'hui 12 collaborateurs (dont 8 docteurs en mathématiques et 2 doctorants). Elle souhaite augmenter son effectif de 50 % "tous les ans" pour atteindre un effectif de 25 employés d'ici fin 2022.
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En 2019, Adagos a réalisé un chiffre d'affaires de 600 000 euros. Un résultat qu'elle souhaite doubler en 2020.
Israa Lizati