Bruxelles dénonce la corruption en Roumanie

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Nicolas Sarkozy a mal choisi son jour pour se rendre, lors d'une visite éclair, hier, à Bucarest afin de signer un accord de " partenariat stratégique " entre la France et la Roumanie. Au moment où le président français disait vouloir " redynamiser " les relations entre Paris et Bucarest, la Commission européenne envoyait un missile contre le régime roumain, accusé de fermer les yeux sur " la corruption de haut niveau " . Bruxelles déplore, dans un rapport, " l'absence de résultats convaincants " en matière de lutte contre la corruption et dénonce des retards dans la réforme du système judiciaire - notamment en matière de recrutement " cohérent " - et dans l'élaboration d'une stratégie de lutte contre la corruption au niveau local.SURVEILLANCE STRICTE DE L'UELa Roumanie et la Bulgarie, entrées dans l'Union européenne le 1er janvier 2007, sont soumises à un mécanisme de surveillance strict et inédit. Cette dernière peut conduire à des sanctions, comme la non-reconnaissance par les autres États membres des décisions de justice ou la réduction de certaines aides européennes, principalement agricoles. La Commission européenne publiera un nouveau rapport en juillet.Dans le domaine de l'économie, Bruxelles exhorte la Roumanie à redoubler d'efforts pour réduire son déficit public qui devrait rester élevé malgré une croissance forte. " La Roumanie doit se fixer des objectifs plus ambitieux pour éviter d'enfreindre les règles du Pacte de stabilité " de l'Union, souligne la Commission. La Roumanie a bouclé 2007 avec un déficit public de 2,4 % de sa richesse nationale, supérieur aux prévisions du gouvernement. Pour 2008, Bucarest table sur un déficit de 2,7 %, plus important donc que l'an dernier. Pour empêcher que le déficit public roumain ne dépasse le seuil limite de 3 % du Pacte de stabilité, le gouvernement envisage notamment de réduire les dépenses des administrations de l'État.Autre pierre dans le jardin de Nicolas Sarkozy, la Roumanie n'entend pas reconnaître une éventuelle déclaration d'indépendance du Kosovo. " Quel message sommes-nous en train d'envoyer aux sociétés multiethniques ou autres États confrontés à des problèmes ethniques ou à des conflits gelés ? " s'est récemment interrogé le président roumain, Traian Basescu, alors que la Roumanie sera l'hôte du sommet de l'Otan début avril.

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