Ipsen à son tour frappé par la crise

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Qui a dit que la pharmacie était un secteur défensif ? Certainement pas les actionnaires d'Ipsen : le titre du laboratoire familial s'est effondré de 11,38 % hier. Certes, Ipsen avait jusque-là fait beaucoup mieux que son indice de référence, s'adjugeant 5 % depuis janvier quand le SBF 120 reculait de 19 %. Mais ce sont les prévisions du groupe qui ont inquiété : les dirigeants prévoient une activité « significativement en deçà des attentes au premier trimestre ». pas d'objectif de venteLes explications données ? une activité moindre en Europe de l'Est mais aussi en Belgique, en Grèce ou en Chine ? n'ont manifestement pas rassuré. « En Europe de l'Est (Russie, Ukraine), la dévaluation des monnaies locales rend plus difficile les négociations commerciales avec les distributeurs locaux », explique Jean-Luc Bélingard, président d'Ipsen. Tout en reconnaissant : « Nous ne savons pas s'il s'agit uniquement d'un effet de change... » Or, la zone représente « 10 % des ventes et 20 % de la croissance » d'Ipsen. Conséquence : contrairement à leur habitude, les dirigeants n'ont pas donné d'objectif de ventes pour 2009. La marge opérationnelle devrait atteindre 14?% contre 19,2?% (hors coûts des acquisitions) en 2008. Mais ce recul était attendu depuis le rachat de trois sociétés américaines l'an dernier pour 315 millions d'euros.Ces incertitudes ont éclipsé la bonne résistance d'Ipsen l'an dernier : le chiffre d'affaires a crû de 8,2?% (hors activités cédées) à 1,04 milliard d'euros, alors que les dirigeants attendaient 6,5 à 7,5 %. De plus, en dépit d'un résultat net en recul de 2,2 % (147,2 millions d'euros), le dividende sera augmenté de 6 % à 0,70 euro par titre. Reste à savoir si Ipsen pourra conserver ce rythme en 2009. AUDREY TONNELIER

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