Bruno Taxi
La Tribune
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Actionnaire d'Eurotunnel dès l'origine.Vous êtes un actionnaire de la première heure. Qu'est-ce qui vous avait poussé à investir dans cette entreprise ?Je suis français et ma femme est britannique. Nous avions alors pensé qu'en investissant dans ce projet nous concrétisions un rêve vieux de plusieurs siècles. En outre, les promoteurs de l'opération avaient assorti cet investissement d'avantages en nature pour les actionnaires de la première heure, avec à la clé des voyages gratuits à vie dès la mise en service du trafic transmanche.Quel bilan faites-vous aujourd'hui de cet investissement ?Je ne suis pas si amer que cela. Certes l'action s'est effondrée. Mais nos avantages en nature ont toujours amorti cette évolution. Nous n'avons d'ailleurs pas récemment apporté nos titres à l'OPE, opération qui nous aurait faire perdre ces avantages en nature. Le montage financier initial n'était pas viable et il est logique que l'action n'ait pas résisté aux montages élaborés par la suite pour réduire le gouffre de la dette. Et force est de constater que l'action de Jacques Gounon a été efficace. On a toujours cru en ce projet. Et finalement, on est content que cela se révèle une réussite. P.-B. B. Nous avions pensé qu'en investissant dans ce projet, nous concrétisions un rêve vieux de plusieurs siècles.flashinterview
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