L'offre de Fiat inquiète les syndicats d'Opel
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Aux yeux des syndicats allemands, le projet de reprise d'Opel par Fiat n'est pas le bienvenu. Les propos de Sergio Marchionne sur une éventuelle fermeture d'usine outre-Rhin, rapportés lundi par le ministre de l'Économie allemand, Karl-Theodor zu Guttenberg, ont suscité la vive inquiétude du syndicat IG Metall. Certes, l'administrateur délégué de Fiat s'est rattrapé hier, dans une interview au quotidien « Bild », en affirmant qu'il conserverait quand même les quatre sites de Rüsselsheim, Bochum, Eisenach et Kaiserslautern. « Mais, évidemment, il faudra que les effectifs soient réduits », a-t-il toutefois indiqué. Avis aux 26.000 salariés d'Opel en Allemagne, sans parler de ceux des sites implantés en Grande-Bretagne, Belgique, Espagne, Pologne ou Hongrie.scepticismeL'alliance Fiat-Opel pourrait coûter 10.000 emplois en Europe, avertissait hier Klaus Franz, chef du comité d'entreprise central d'Opel. Le « Frankfurter Allgemeine Zeitung » évalue pour sa part à 18.000 le nombre d'emplois menacés. Le journal évoque dix fermetures d'usines. Les propos du patron de Fiat incitent « au scepticisme », a estimé pour sa part Rainer Einenkel, chef du comité d'entreprise de l'usine Opel de Bochum, dans une interview à la chaîne publique NDR. L'IG Metall demande à être davantage associé aux discussions et reproche vertement à Fiat d'avoir seulement pris contact avec le ministre de l'Économie. « Fiat n'a toujours pas soumis son offre à la direction d'Opel », affirme un porte-parole du syndicat.Des syndicalistes se sont d'ailleurs prononcés en faveur du projet concurrent de l'équipementier canadien Magna, qui a confirmé des discussions avec GM et les autorités allemandes, en association avec la banque russe Sberbank et le constructeur automobile GAZ, détenu par l'oligarque Oleg Deripaska.« L'offre de Fiat est plus détaillée à ce stade que celle de Magna », souligne cependant un porte-parole du gouvernement allemand. Plusieurs autres prétendants seraient en lice, dont un fonds d'Abu Dhabi et le fonds souverain de Singapour. Un accord pourrait être trouvé avant fin mai.Fiat serait, en outre, également « intéress頻 par les activités de GM en Amérique latine, des discussions étant « en cours », assure une source industrielle italienne citée par l'AFP. GM y a vendu 1,2 million de véhicules l'an dernier et Fiat plus de 700.000. GM y fabrique des modèles Opel, commercialisés sous la marque Chevrolet. Alain-Gabriel Verdevoye
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