Benoît GrangerProfesseur à Advancia.La microfinance n'est-e...

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Benoît GrangerProfesseur à Advancia.La microfinance n'est-elle pas victime de son succès ? La croissance du microcrédit a été à deux chiffres ces dernières années. Des dérives ont ponctué cette expansion, particulièrement en Amérique latine. Au Mexique, l'institution financière de microcrédit Compartamos est emblématique de ces excès regrettables. Elle a été introduite en Bourse et ses actionnaires ont multiplié par 300 leur mise de départ. Dans d'autres pays, ces dérapages se sont soldés par le surendettement d'emprunteurs.Ces abus font-ils réfléchir les investisseurs ? Ceux-ci ne doivent pas oublier les performances sociales des institutions de microfinances (IMF) dans lesquelles ils investissent. Historiquement, la microfinance répond à un besoin social. Mais l'essor de l'activité et la multiplication des investisseurs ont brouillé le message. Aujourd'hui, il existe des études sur les performances sociales des IMF. Mais seulement 200 d'entre elles se sont pour l'instant soumises à un audit social.Rentabilité financière et responsabilité sociale sont-elles compatibles ? Oui bien sûr ! Une étude cynique de JP Morgan indique que la rentabilité des investissements dans les activités classiques dans les pays émergents atteint 6 %, mais le double dans la microfinance. Il y a une myopie des fonds d'investissement car le risque de non-remboursement est bien moindre lorsqu'un microcrédit permet de financer un projet d'activité productrice que lorsqu'il permet de financer des dépenses de consommation. Dans le deuxième cas, l'analyse de la situation de l'emprunteur est moins approfondie, ce qui n'est pas sain.Propos recueillis par L. C.La microfinance a connu des dérapages. »flashinterview

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