Plan européen pour l'automobile

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Le gouvernement français veut rallier l'Italie à son plan d'aide au secteur automobile. Après avoir obtenu, jeudi dernier, le soutien de la chancelière allemande, Angela Merkel, à une augmentation de l'aide prévue pour les constructeurs automobiles européens, Paris a présenté hier son projet au gouvernement et aux industriels italiens. La mesure principale souhaitée par Paris est que la Banque européenne d'investissement (BEI) débloque une plus grande somme de prêts préférentiels aux constructeurs et à leurs sous-traitants. « La BEI envisage aujourd'hui de prêter seulement 4 milliards d'euros au secteur auto européen, c'est insuffisant alors que ses concurrents américains peuvent compter au moins sur 25 milliards de dollars » plaide un haut responsable français.La BEI prêterait aux constructeurs à un taux d'environ 4 %, bien plus avantageux que les 10 % exigés actuellement sur le marché. L'initiative française, déjà présentée à la commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, veut « compléter et intégrer les aides nationales au secteur auto » déjà lancées, afin d'éviter « un dumping » entre les firmes. garantie d'État pour opel Le seuil maximum d'aides d'État autorisées par Bruxelles serait hissé de 200.000 à 500.000 euros pour les firmes du secteur. Les industriels italiens, en premier lieu Fiat, sont susceptibles d'être intéressés car le gouvernement Berlusconi n'a pas prévu d'aide spécifique à son secteur auto. Angela Merkel a, de son côté, fait comprendre lundi qu'Opel, filiale de General Motors, pourra bénéficier d'une garantie d'État estimée à 1,6 milliard d'euros. D'importantes élections régionales ont lieu dimanche prochain en Hesse où Opel a sa principale usine. Frank Paul Weber, à Rome.

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