TF1 victime du ralentissement du marché publicitaire
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cite>TF1 n'échappe pas à la crise. Hier soir, la première chaîne a révisé à la baisse sa prévision de chiffre d'affaires. Elle ne s'attend plus à un recul de ? 3 % cette année, mais de ? 6 %. C'est la deuxième fois que cette prévision est abaissée : mi-mai, la Une avait abandonné son espoir d'une croissance de + 2,4 % pour tabler sur un recul de ? 3 %. Coupable désigné par la chaîne : « un contexte économique morose ». C'est surtout le quatrième trimestre que craint la direction. Car le troisième trimestre a été moins calmiteux que prévu. La publicité sur l'antenne de TF1 a reculé de 2,4 % ? un résultat meilleur que le consensus des analystes financiers et que celui de M6 (? 6,1 %). « Une situation économique dégradée a été peu favorable aux investissements publicitaires », selon la chaîne. Les annonceurs de trois secteurs ont été particulièrement impactés par la crise : l'alimentation (? 10,5 %), l'entretien (? 8,3 %) et la finance (? 16,4 %). Une tendance que n'ont pas réussi à inverser trois secteurs en croissance : la distribution (+ 3 %), l'automobile (+ 11 %) et la pharmacie (+ 31 %). recul de la rentabilitéQuant aux activités de diversification, elles affichent un recul (? 6,6 %) plus important que prévu par les marchés. En effet, elles ont aussi été impactées par « le ralentissement de la consommation des ménages ». Par exemple, la filiale de téléachat voit ses ventes reculer de 1,4 %, et celle de produits dérivés (jeux, disques?) de 4 %.Tout cela se traduit par un recul de la rentabilité, aggravé par 31 millions d'euros de coûts de réorganisation. Résultat : sur les neuf premiers mois de 2008, le bénéfice opérationnel recule de 45 %, et le bénéfice net de 34 %. Toutefois, la chaîne a voulu donner des gages d'économies aux marchés : elle promet que son coût de grille (hors sports) n'augmentera pas plus de 2 % cette année, soit moins que les + 3 % prévus initialement. Une promesse déjà tenue sur neuf mois (+ 1,4 %). Autre victime du ralentissement publicitaire : NRJ, qui a publié hier soir un chiffre d'affaires en recul de ? 2,9 % au troisième trimestre. Cela est notamment dû à la radio en France, qui retombe dans le rouge (? 2,1 %), alors que ces revenus avaient au printemps enfin renoué avec la croissance (+ 7,2 %) après plusieurs années de déclin. NRJ assure avoir « résisté dans un marché publicitaire qui s'est dégradé en septembre ». Dans un contexte économique « très dégrad頻, NRJ s'attend à un quatrième trimestre « difficile » sur la radio en France et « aborde 2009 avec une grande prudence ». Jamal Henni NRJ est aussi victime de la morosité du marché publicitaire
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