La CDC dévoile ses doctrines d'investissement

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En gestation depuis le printemps, les doctrines d'investissement de la Caisse des dépôts ont été couchées noir sur blanc et approuvées par la commission de surveillance de l'institution financière il y a près de trois mois. Appelée entre-temps à la rescousse de l'économie française, la Caisse des dépôts n'avait pas trouvé le temps de les rendre publiques.Mais compte tenu des nombreuses sollicitations de l'exécutif dont elle a fait l'objet, alors que son statut la place sous l'autorité du pouvoir législatif, il est apparu urgent à la direction de l'institution financière d'officialiser ces doctrines hier. « Elles concourent directement à la lisibilité de la Caisse des dépôts en clarifiant ses règles d'intervention », se félicite Michel Bouvard, député UMP de la Savoie et président de la commission de surveillance de la CDC. Le lancement prévu aujourd'hui par l'Élysée du fonds stratégique d'investissement (FSI), couplé avec la nomination de son directeur général (lire encadré), explique aussi largement ce besoin impérieux de lisibilité. Les paris sont en effet ouverts sur la capacité de la Caisse des dépôts, actionnaire à 51 % de ce fonds souverain à la française aux côtés de l'État, de garder le contrôle de ses investissements. « Le FSI aura à construire ses propres doctrines mais, de par son statut de filiale de la CDC, il est peu probable que ses principes d'intervention diffèrent beaucoup de ceux de sa maison mère », tranche Michel Bouvard. D'autant que certaines des filiales actuelles de la Caisse seront apportées au FSI, rappelle-t-il.Que disent donc les doctrines de l'institution?? Elles rappellent son statut d'« investisseur financier de long terme » qui doit concilier une « exigence de rendement récurrent et de valorisation à long terme ». Elle ne saurait donc être utilisée par l'État comme un « outil de débudgétisation », martèle Michel Bouvard. La Caisse se positionne en outre « comme un investisseur diversifi頻 sur le territoire français dont la vocation est de conserver une participation minoritaire, voisine de 5 %. Toutefois, cette règle « n'exclut pas, sous certaines conditions, la détention de participations substantielles dans certaines entreprises ». Comme Dexia, dont la Caisse détient près de 20 %, elle pourrait ainsi entrer dans le capital de La Poste. Dans ce cas, la Caisse se pose en investisseur « impliqu頻 dans la gouvernance des entreprises concernées.« Ces doctrines ont le mérite d'exister. Toute la question est de savoir si elles constitueront un rempart suffisant aux pressions de l'exécutif », s'inquiète un membre de la commission de surveillance de l'institution.ces doctrines constitueront-elles un rempart suffisant aux pressions de l'exécutif ?

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