Carrefour veut encore réduire ses coûts
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distributionÀ ses cadres réunis hier dans un hôtel parisien, Lars Olofsson a dévoilé les « sept chantiers » à piloter pour relancer la machine Carrefour. Six mois de diagnostic ont été nécessaires au nouveau directeur général pour identifier les problèmes du numéro deux mondial de la distribution empêtré par ses contre-performances en France. Il lui faut notamment revoir son fonctionnement, mieux acheter et réinventer l'hypermarché, concept né dans les années 1960. « Rien de neuf sous le soleil d'Olofsson par rapport à ce qu'avait amorcé son prédécesseur, José Luis Duran », persifle un proche du groupe. La nouveauté tient au « qui fait quoi ».« fourchette basse »Chacun des neuf membres du comité exécutif se voit attribuer une tâche, voire un chantier, avec un calendrier et surtout un objectif chiffré de réduction de coûts à atteindre, selon nos informations. Le montant total pourrait dépasser « 2 milliards d'euros d'ici à 2012 », selon des informations parues hier dans « Le Figaro ». Soit environ 500 millions d'euros par an. « Ça, c'est la fourchette basse », souligne un proche du groupe.En mars, lors de la présentation des résultats annuels de Carrefour, Lars Olofsson avait déjà annoncé vouloir économiser 500 millions d'euros dès cette année, en réduisant les coûts de fonctionnement du groupe, de son siège à Levallois-Perret et de ses filiales d'achat réparties dans plusieurs pays. Au grand dam des équipes en interne. Beaucoup les jugent hors de portée. La Bourse de Paris s'est pourtant délectée de cette perspective. Le titre Carrefour a hier gagné 3,60 %, se hissant à 30,8 euros. J. G.
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