Keyyo s'apprête à changer de taille

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Depuis une semaine, je n'ai jamais entré autant de nouveaux clients. " Philippe Houdouin, le patron de Keyyo, ex-Phone Systems, ne se plaint pas de la période actuelle, tant s'en faut. Et confirme, s'il le fallait, qu'il y a encore des entrepreneurs optimistes. Il est certes sur un créneau porteur, celui de la téléphonie low-cost sous IP à destination des entreprises mais aussi des particuliers et des téléboutiques, qui permettent de téléphoner vers l'Afrique essentiellement. Aux commandes de l'entreprise depuis deux ans, Philippe Houdouin travaille aujourd'hui à changer la taille de l'entreprise dont il détient environ 7,5 %. Ses axes prioritaires, étoffer le pôle entreprises pour lequel il vise 10.000 clients à l'horizon 2009 contre 5.000 actuellement. Et développer sa présence à l'international, notamment en Espagne mais aussi en Algérie, sachant qu'il est déjà bien implanté au Maroc. Pour ce faire, le patron de Keyyo aimerait procéder à une opération de croissance externe d'ici un an. Avec 1 million d'euros de trésorerie, un autocontrôle d'environ 10 %, aucune dette et surtout le financier Truffle à son capital (qui possède 50 % des parts), il estime avoir les atouts en main pour mener à bien ce projet.LE TITRE EN TERRAIN POSITIF DEPUIS DEBUT JANVIEREn 2008, le chiffre d'affaires de la société devrait atteindre 16 millions d'euros et le résultat net atteindre l'équilibre. L'an prochain, Philippe Houdouin table sur une activité de 20 millions d'euros et une marge nette de 5 %, son objectif de croisière étant compris dans une fourchette de 20 % à 25 % d'ici cinq ans.Pour l'heure, le titre fait partie des rares actions françaises à afficher un gain depuis le début de l'année (celui-ci atteignait 16 % hier, à 4 euros). Lorsque Keyyo aura acquis une nouvelle dimension, son patron envisage d'ores et déjà de changer de compartiment de la cote (il actuellement sur l'Eurolist C), de manière à avoir une plus large liquidité.

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