Les laboratoires épinglés par Bruxelles
La Tribune
La Tribune
La guerre est déclarée entre la Commission européenne et les laboratoires pharmaceutiques. La première accuse les seconds de retarder la commercialisation de médicaments génériques mais aussi de produits innovants (de marque), notamment en abusant de leurs droits de propriété intellectuelle. « Entre 2000 et 2007, les économies [?] auraient pu être [?] d'environ 3 milliards d'euros », pointe le rapport préliminaire de l'enquête sectorielle menée dans l'industrie depuis janvier, publié hier. les génériqueurs visésL'enquête avait rebondi cette semaine avec de nouvelles perquisitions dans des laboratoires («La Tribune » du 27 novembre). La Commission reproche également à l'industrie des délais de commercialisation pouvant aller jusqu'à sept mois pour la mise sur le marché de génériques, avec en ligne de mire de possibles ententes entre laboratoires et génériqueurs. Les groupes pharmaceutiques n'ont pas manqué de réagir : « la Commission ne s'est intéressée qu'aux entreprises innovantes et pas à la concurrence entre génériqueurs », s'insurge-t-on à l'Efpia, la fédération européenne du secteur. Et de prendre pour exemple, en regard des 3 milliards d'euros d'économies pointés par la Commission, que « les Pays-Bas ont réussi à économiser plus de 400 millions d'euros en un an en promouvant une meilleure concurrence sur le prix des génériques ».La version définitive du rapport sera publiée au printemps 2009. Mais « des poursuites individuelles contre des groupes pharmaceutiques pourraient avoir lieu avant cette date », note le cabinet d'avocat Lovells. « Les génériqueurs ne sont pas non plus à l'abri de poursuites s'il est prouvé qu'ils ont sciemment renoncé à faire jouer la concurrence », estime Ombline Ancelin, avocate chez Lovells. AUDREY TONNELIER
La Tribune
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France