Coca au centre des Jeux

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La première impression, celle qui saisit le visiteur par le hublot de l'avion, est forcément trompeuse. Vue du ciel, Atlanta ressemble à une mer de verdure, une forêt aux limites imprécises avec, plantés ça et là, des immeubles de verre. Une fois au sol, le vert se change en rouge. Un rouge coloré d'une vieille calligraphie de blanc. Celui, bien sûr, de Coca-Cola. A seulement quinze jours de la cérémonie d'ouverture des Jeux du centenaire, la ville olympique ne peut plus se débarrasser de l'étiquette, souvent encombrante, de « Coca City ». Le siège mondial de la « Company » se dresse de toute sa hauteur à un jet de pierre du village des athlètes. Le « World of Coca-Cola Pavillon », sorte de musée historico-publicitaire tout entier voué à la gloire de la boisson gazeuse, attire les touristes. Et le dessin de ses bouteilles décore les plans des sites olympiques placardés depuis peu dans les wagons du métro. Impossible, donc, d'échapper à ce rouge lumineux et à ces quelques lettres blanches. « Coca a acheté les Jeux », assurent les étrangers. Jusqu'aux policiers en charge de la sécurité qui porteront à la ceinture, en plus de leur habituelle arme à feu, une bouteille de Powerade, la boisson dite « sportive » de la gamme Coca-Cola. « Faux, répondent les locaux. La société est partenaire du mouvement olympique depuis 1928. » Peu importe. A Atlanta, la « Company » a dépensé sans compter, mais elle l'a fait en se jurant de ne pas trop en faire. Malgré tout, ses affiches publicitaires sont partout, son nom sur toutes les lèvres. Et il faudrait être aveugle pour ne pas remarquer la « Coca Cola Olympic City », un parc d'attractions vaste de plus d'un hectare, judicieusement posé au coeur du « Centenial Park », le lieu de passage et de promenade des visiteurs, athlètes et journalistes. Ouvert depuis le 23 mai, il a été conçu comme un autre moyen de « goûter à l'expérience olympique ». Alain MERCIER, à Atlanta

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