Fimat-Calyon Financial pense déjà à la Bourse

Le nouveau champion mondial des produits dérivés n'a pas encore vu le jour qu'il songe à la cotation. Selon nos informations, l'introduction en Bourse du futur ensemble Fimat-Calyon Financial a déjà été discutée. L'opération pourrait intervenir après une phase de restructuration, dans les deux ans qui viennent. Fimat, filiale à 100 % de la Société Générale, est justement engagée dans une stratégie de diversification destinée à séduire de futurs investisseurs. Né en 1986, juste après la naissance du Matif (Marché à terme international de France), le courtier développe actuellement ses activités sur les marchés au comptant (actions, obligations, marché monétaire, devises...).L'annonce officielle du rapprochement entre Fimat et Calyon Financial (ex-Carr Futures), filiale de la banque d'investissement et de financement de Credit Agricole SA, est intervenue hier soir. Un communiqué conjoint précise que " la nouvelle entité ainsi formée occuperait une position de leader mondial dans le domaine de l'exécution et de la compensation des produits dérivés listés (potentiellement troisième aux États-Unis notamment). Ce nouvel ensemble offrirait à sa clientèle institutionnelle internationale un accès à plis de 70 marchés organisés de produits dérivés. Il serait détenu paritairement par Société Générale et Calyon, et son siège serait à Paris ". Selon nos informations, le projet a été présenté hier soir aux représentants du personnel. La phase de due diligence (audit préalable à la signature définitive) est sur le point de débuter. Patrice Blanc, actuel PDG de Fimat, prendra la tête du nouvel ensemble.BOULEVERSEMENT L'opération va bouleverser le paysage du courtage mondial en produits dérivés. Déjà bien placés dans la concurrence internationale avec une part de marchéde 13 %, les deux français se devaient de réagir. Plusieurs rapprochements avaient eu lieu récemment dans ce secteur. Le suisse UBS vient de reprendre les activités du néerlandais ABN-Amro, le britannique Man celles de l'américain déchu Refco. Surtout, la fusion est une réponse directe aux grandes manoeuvres du secteur des entreprises de marché. Les fusions entre le CME (Chicago Mercantile Exchange) et le CBOT (Chicago Board of Trade) d'une part, du Nyse (New York Stock Exchange) et d'Euronext d'autre part, voire du Nasdaq et du LSE placent ces mastodontes dans une position de force pour augmenter leurs tarifs. La course à la taille critique est devenue une nécessité, pour leur résister et réaliser des économies d'échelle.

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