Nicolas Sarkozy poursuit son offensive pré-régionales

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MajoritéNicolas Sarkozy est de retour aujourd'hui dans le Var, à La Seyne-sur-Mer précisément. Soit à quelques encablures de Toulon, où, en septembre 2008, il avait sonné le tocsin pour la première fois face à l'imminence de la crise économique et financière.Un peu plus d'un an plus tard, à l'orée d'une campagne des régionales qui s'annonce difficile pour l'UMP, le chef de l'État entend bien, à travers un « point d'étape », défendre son plan de relance axé sur l'investissement. Au total, 27 milliards d'euros ont été injectés dans l'économie, soit plus des trois quarts des sommes annoncées en décembre 2008 et février 2009.Samedi, devant les cadres de l'UMP, Nicolas Sarkozy a vanté « l'?uvre gigantesque de modernisation de la France » menée par son gouvernement. Pour le chef de l'État, qui s'engage pleinement dans la campagne pour le scrutin des 14 et 21 mars, la majorité doit avoir « le courage d'assumer les choix structurants » qui ont été faits sur le plan économique. « Depuis deux ans et demi, tous les débats, toutes les initiatives sans exception, c'est nous qui les portons », a-t-il souligné en réaffirmant sa détermination à tenir le cap sur le chemin des réformes.Aborder tous les thèmesNicolas Sarkozy déploie ainsi ses interventions sur tous les thèmes que la majorité est chargée de porter dans la campagne de reconquête des régions dirigées par la gauche depuis 2004, à l'exception de l'Alsace et de la Corse. Ces dernières semaines, il a déjà parlé identité nationale le 12 novembre dans le Vercors ? et du coup il ne participera pas vendredi au colloque de l'Institut Montaigne sur ce sujet controversé ? et sécurité en banlieue parisienne le 24 novembre.Dans une semaine exactement, Nicolas Sarkozy rendra ses arbitrages sur les modalités et les priorités retenues pour le grand emprunt de 35 milliards d'euros. Le chef de l'État fera ces annonces lors d'un déplacement dont le lieu n'est pas encore précisé.Nicolas Sarkozy veut aussi s'investir dans la préparation du sommet de Copenhague. Le chef de l'État pourrait intervenir à la télévision avant son déplacement au Danemark, le 17 décembre. Il estime que les Français lient désormais environnement et santé, ce qui conduit les politiques à une révolution copernicienne. Jugeant que « l'avenir de la planète se joue dans dix jours et pour deux semaines », il a appelé samedi à construire une « écologie populaire » pour « une croissance durable », en réponse à « l'invraisemblable stratégie de la décroissance » portée selon lui par les écologistes français.Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, a appelé hier Nicolas Sarkozy à « arrêter de donner des leçons » car « les solutions qu'il met en ?uvre, ça fait 30 % de chômage en plus depuis le début de l'année ». Hélène Fontanaud

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