Joubert soigne ses approvisionnements

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Depuis le début de l'année, le gouvernement gabonais a interdit l'exportation du bois en grumes au profit de la transformation locale. Conséquence : la plupart des fabricants de contreplaqués connaissent aujourd'hui des difficultés d'approvisionnement. En revanche, le groupe Joubert s'en sort plutôt bien. La PME est en effet présente depuis huit ans au Gabon avec une usine de première transformation créée en partenariat avec le forestier local CBG. « Cette stratégie nous offre un double avantage : la pérennité des approvisionnements et des produits certifiés (FSC et PEFC) pour une gestion responsable des forêts. Or nos clients sont de plus en plus demandeurs de ce type de produits », explique Jean-Pierre Villéger, directeur commercial et marketing du groupe Joubert, basé à Auge-Saint-Médard (Charente).Ses contreplaqués sont destinés aux marchés du bâtiment, de l'aménagement et de la construction. « Tous nos produits sont commercialisés dans la grande distribution spécialisée dans le bois et les matériaux », précise le responsable. Pour répondre à une demande qui couvre un large spectre, le groupe a diversifié sa palette. La gamme « Classic » est adaptée à l'aménagement, à la décoration et à la menuiserie. « First » est conçue pour des applications extérieures comme les bardages ou l'habillage de portes de garage ou de service. « Expression » regroupe des contreplaqués pré-peints ou revêtus d'un film facilitant la pose de supports adhésifs et autres marquages. « Marine » est sans surprise largement utilisée dans les chantiers navals pour ses qualités mécaniques. Enfin, « Force » est destinée à l'industrie où elle est utilisée dans la carrosserie, le matériel ferroviaire, l'aérospatial, l'acoustique, etc.gros exportateurAu total, le groupe Joubert emploie 400 personnes pour un chiffre d'affaires consolidé de 65 millions d'euros. Il exporte 60 % de sa production en Europe et aux états-Unis mais aussi en Afrique du Sud, en Australie et en Nouvelle Zélande. Deuxième producteur européen d'okoumé, l'industriel ne néglige surtout pas sa politique d'investissements et d'innovations. Il a ainsi, ces dernières années, doté ses deux sites en Poitou-Charentes de presses high tech qui lui permettent d'afficher une capacité totale de production de 80.000 m3 par an.C'est dans les années 1930 qu'André Joubert crée cette entreprise forestière de sciage et déroulage de peupliers. Dans les années 70, son fils, Guy, décide d'importer des grumes d'okoumé en provenance du Gabon. Il s'agissait alors de répondre à une demande croissante de contreplaqués et au développement de nouveaux domaines d'application. Une vingtaine d'années plus tard, Joubert avait ouvert une deuxième unité de production à Saint-Jean-d'Angély (Charente-Maritime) et donc a implanté en 2002 une unité de déroulage à Port-Gentil (Gabon). Une implantation qui se révèle aujourd'hui stratégique.

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