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Les banques françaises n'ont pas le droit de décevoir

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Publié le 02 novembre 2009 à 00:46 - Mis à jour le 02 novembre 2009 à 00:46

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Les banques françaises sont attendues au tournant. « Après un début d'année marqué par des ?surprofits? sur les produits de taux et par une très forte hausse de leurs cours de Bourse, les banques doivent désormais montrer qu'elles ont des relais de croissance des revenus et des résultats, sinon les marchés s'interrogeront sur la réalité du redressement qui est aujourd'hui intégré dans leur valorisation », avertit Alain Dupuis, analyste chez Oddo Securities. Dans ce contexte, les résultats du troisième trimestre, dont la première salve est attendue mercredi avec Société Généralecute; Générale et jeudi avec BNP Paribas, seront scrutés de près.Premier point de vigilance, le rythme de décrue des revenus sur les marchés de dette, qui vont notamment pâtir de la normalisation des primes de risque sur les obligations d'entreprises, notamment à l'émission. « Les banques américaines ont vu ces revenus baisser de 10 % à 15 % par rapport au deuxième trimestre, et nous attendons un recul un peu plus prononcé en France, sauf pour le Crédit Agricolegricole, moins présent sur ces activités », prévoit Alain Dupuis. Ce recul devra être compensé, au moins partiellement, par la banque de détail en France. Le retour de la croissance économique devrait en effet doper les revenus des réseaux, à l'image de Société Généralecute; Générale qui a récemment relevé son objectif de croissance de 1 % à 2 % pour l'année. assurance-vie et opcvmCrédit Agricolegricole, qui bénéficie du dynamisme commercial de LCL, pourrait marquer des points dans ce domaine. Si la marge d'intérêt devrait rester favorable, les analystes seront attentifs à l'évolution des commissions, mal orientées depuis plusieurs trimestres, mais qui devraient profiter du retour en grâce, certes relatif, de l'assurance-vie et des OPCVM. La reprise économique devrait aussi limiter, voire stopper la montée des créances douteuses. Du moins en France et en Europe de l'Ouest, car la situation est nettement moins favorable dans les pays émergents dans lesquels nos banques sont implantées.La banque de détail à l'international constituera un autre point de vigilance, de même que les activités de crédit spécialisé. « Le coût du risque devrait se stabiliser à un niveau élevé, même si des mauvaises surprises restent possibles, notamment pour BNP avec BancWest aux États-Unis ou pour SocGen avec Rosbank en Russie. » Selon S&P, la Russie pourrait connaître le même genre d'évolution que l'Ukraine, avec des taux de créances douteuses de 40 %, ce qui impliquerait un taux de pertes finales proche de 20 %. Société Généralecute; Générale pourrait alors être contrainte de renforcer encore ses provisions, qui ont atteint 5,6 % des encours pondérés au deuxième trimestre, sauf à envisager de maintenir ce niveau sur trois ans.Dans ce tableau, les impacts comptables négatifs liés à la crise sont passés à l'arrière-plan, même s'il reste une vraie différence entre BNP, désormais tirée d'affaire, et Société Généralecute; Générale, qui devrait subir encore 1 milliard de pertes ce trimestre, après 1,7 milliard entre avril et juin. Quant à Natixis, après avoir passé son bilan à la paille de fer fin juin pour solder l'héritage du passé, elle devrait enfin voir la fin des dépréciations, ce qui lui permettrait d'affirmer sa capacité de génération de revenus. n?Les revenus sur les marchés de dette sont affectés par la normalisation des primes de risque sur les obligations d'entreprises.

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