La machine à créer des emplois cale aux États-Unis

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Des indicateurs indépendants l'avaient déjà laissé entendre avant l'annonce des chiffres de l'emploi, ce vendredi : l'embellie constatée depuis le début de l'année sur le marché de l'emploi américain a tourné court le mois dernier. Au total, ce sont 125.000 postes qui ont été détruits outre-Atlantique en juin. Certes, les spécialistes s'y attendaient, puisque le recensement de la population, qui avait induit de nombreuses créations de postes, touche à sa fin. Quelque 225.000 personnes ont ainsi été "licenciées" par l'administration américaine ces dernières semaines, une fois leur travail de porte-à-porte et de compilation des données sur la population effectué. En revanche, le secteur privé a continué de créer des emplois, à hauteur de 83.000, le mois dernier. À moitié plein ou à moitié vide ? Y-a-t-il dans tout cela de quoi se réjouir ou s'inquiéter ? Ni l'un ni l'autre, sans doute. La reprise, on le sait, est fragile, et connaît des à-coups. Ces nouvelles destructions d'emplois, après la création de 313.000 postes (chiffre révisé en hausse vendredi), en avril, ont sont la preuve. En outre, si le taux de chômage a baissé sur le mois de juin, passant de 9,7% à 9,5%, il n'y a pas forcément de quoi s'en féliciter. Rebutés par les difficultés à trouver un nouveau poste, nombre de chômeurs abandonnent jusqu'à l'idée de s'inscrire sur les listes de demandeurs d'emploi.... Plus alarmant sans doute est le recul, symptomatique de la faiblesse de l'activité, des heures travaillées et du salaire horaire le mois dernier. Les secteurs les plus porteurs pour l'emploi restent l'éducation et la santé, le transport (les compagnies aériennes ont ainsi recruté à l'aube des vacances), les loisirs et le secteur hôtelier, pour les mêmes raisons : l'arrivée des grandes vacances outre-Atlantique. Lysiane J. Baudu- - - Focus. Le secteur privé à l'honneurC'est, logiquement, le secteur privé qui guide les créations d'emplois aux Etats-Unis. Mieux, dans ce domaine, les entreprises familiales sont à l'honneur. Que l'on parle de PME ou de la plus grande entreprise du monde, Wal-Mart, toujours détenue en partie par la famille de Sam Walton, le fondateur de la chaîne de distribution concurrente de Carrefour, les entreprises familales sont responsables, aux Etats-Unis, de 60% de l'emploi, et de 78% des créations de postes, selon les données du Family Business Network, qui réunit l'ensemble de ses membres, Américains, mais aussi Européens ou Asiatiques, les 1er et 2 octobre prochains à Chicago. (www.fbn-i.org).

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