Libor, Euribor...le mode d'emploi

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Quels sont ces taux en « or » ?Libor (à Londres), Euribor (dans la zone euro), mais aussi Tibor (à Tokyo) ou Shibor (à Shanghaï).... Le taux « ibor » - pour Interbank Offered Rate - correspond au taux interbancaire offert, autrement dit au taux auquel les banques se prêtent entre elles à une échéance donnée (3 mois, 6 mois, 1 an...), sans que le prêt en question soit gagé sur un quelconque actif (prêt « en blanc »).Comment sont déterminés le Libor et l\'Euribor ?Pour fixer les taux Libor, la British Bankers\' Association (BBA) demande chaque jour à 11h à seize banques de la City à quel taux elles empruntent ou pourraient emprunter des fonds auprès des autres banques pour chaque maturité donnée. Le taux communiqué vers 11h45 (également sur twitter : @BBALIBOR) correspond à la moyenne des taux transmis par les banques, une fois éliminées les quatre valeurs les plus élevées et les quatre valeurs les plus faibles... Le taux Euribor est fixé de façon comparable par la Fédération Bancaire Européenne (FBE) à partir des contributions de 44 banques. La moyenne est calculée en excluant les six valeurs les plus élevées et les six valeurs les plus basses.Des taux de marché ou des taux fictifs ?C\'est un taux qui sert de référence à un nombre considérable de produits financiers. Paradoxalement, ce n\'est pas un taux de marché (à lire : Vers une nouvelle crise bancaire sur le site margincall). Le taux swap Eonia correspond davantage au taux auquel les banques s\'échangent réellement des fonds. Sachant qu\'à partir de 2007-2008, le marché interbancaire était totalement gelé et que les banques refusaient de se prêter entre elles, nombreux sont ceux qui considèrent que depuis plusieurs années, les taux Euribor et Libor, purement déclaratifs, sont en fait des taux fictifs.Pourquoi les banques ont-elles intérêt à mentir ?En déclarant un taux élevé, elles indiquent qu\'elles ont des difficultés à trouver des fonds sur le marché, ce qui laisse supposer qu\'elles ne sont pas dignes de confiance. C\'est pourquoi ces taux sont régulièrement suspectés d\'être sous-évalués. \"Barclays a agi de façon inappropriée et violé le principe à de nombreuses reprises entre septembre 2007 et mai 2009 en présentant des niveau de LIBOR qui prenait en compte la possible perception négative des médias d\'un mauvais taux pour Barclays\", indique d\'ailleurs la Financial Services Authority (FSA) Après Barclays, à qui le tour ? Difficile d\'imaginer que les autres banques du panel interrogé par la BBA n\'ont jamais cédé à la tentation de déclarer des taux avantageux. La FBE, quant à elle, a affirmé sa confiance dans son processus de fixing. Déjà, une vingtaine d\'enquêtes auraient été ouvertes et viseraient notamment Citigroup, HSBC, UBS, Deutsche Bank, Royal Bank of Scotland et JPMorgan Chase.  

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