Zoom sur la grande famille des climato-sceptiques

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Le « Climategate », créé par le piratage d'e-mails de chercheurs du Giec pointant le manque de fiabilité de certaines données, suivi par l'échec du sommet sur le climat de Copenhague en novembre dernier, a fait naître un trouble dans l'opinion publique. Et a renforcé la position des opposants au consensus général issu du protocole de Kyoto, surnommés les sceptiques. Les plus radicaux d'entre eux se voient même affublés par les partisans du Giec, en particulier les organisations et les partis écologistes, du qualificatif de « négationnistes » (un mot jusque-là attribué à ceux qui nie l'extermination des Juifs et des Tziganes durant le régime nazi). En retour, le patron du Giec, l'Indien Rajendra Pachauri, se voit accusé de vivre à grand frais, d'utiliser sa position pour s'enrichir par des activités de conseil. Bref, tous les coups sont permis. Des milliards jetés par la fenêtreDu côté des sceptiques, le spectre de la catégorie apparaît large. En voici les principaux groupes :? ceux qui nient tout simplement le problème. Par exemple, en France, Christian Gérondeau, auteur de « CO2, un mythe planétaire ». À ses yeux, le lien entre rejets de gaz carbonique et réchauffement est loin d'être prouvé ;? ceux qui minimisent le rôle humain dans le réchauffement climatique. Parmi eux, on compte plusieurs scientifiques, par exemple Claude Allègre, qui considèrent que la position du Giec relève davantage du dogme, car elle ne prend pas en compte les objections d'autres scientifiques. Par exemple, le rôle essentiel joué par le soleil dans le phénomène ; ? ceux qui contestent le mode et le financement de la lutte contre le réchauffement. Le statisticien danois Bjorn Lomborg, auteur du best-seller « l'Écologiste sceptique » est de ceux là. Opposé au protocole de Kyoto, il considère que les milliards de dollars investis dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont inefficients. Il préconise plutôt d'investir dans les moyens d'adapter la planète à la situation créée par la hausse des températures ;? ceux qui contestent le rôle politico-scientifique du Giec. Le président de la République tchèque, Vaclav Klaus, est leur chef de file. Il critique le rôle joué internationalement par « l'idéologie verte », qu'il compare à « l'idéologie communiste ». Il y voit une menace pour la liberté des hommes. À l'instar des OGM, le sujet du réchauffement climatique montre combien il est difficile de confronter la science, dont la démarche s'appuie sur des hypothèses toujours révisables au fur et à mesure qu'elles sont testées, et les médias, l'économie et la politique qui ont leur propre logique.

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