Offrir des débouchés aux littéraires : Valérie Pécresse avance

 |   |  435  mots
Rapprocher classes préparatoires et universités, décloisonner les formations et élargir les débouchés pour les étudiants en sciences humaines. Ces objectifs, que Valérie Pécresse martèle depuis 2007, sont en passe de se concrétiser. Vendredi, en visite dans la classe préparatoire littéraire au lycée Gustave Monod d'Enghien, la ministre de l'Enseignement supérieur a annoncé l'accentuation de l'ouverture des débouchés pour les khâgneux, historiquement « cantonnés » aux concours des Ecoles normales supérieures (ENS) et donc à une carrière d'enseignant-chercheur.Les réformes de 1995 et 2007 avaient entrouvert les portes des écoles de commerce aux prépas littéraires et assoupli l'orientation des élèves d'hypokhâgne. Cette fois, Valérie Pécresse va plus loin en élargissant, dès la rentrée 2011, la banque d'épreuves littéraires (BEL) communes aux concours des ENS aux écoles de commerce du groupe Ecricome, à certaines écoles de communication, de journalisme (Celsa), de traduction (Esit), ainsi qu'à cinq instituts d'études politiques (Aix, Lille, Lyon, Rennes et Toulouse) et à l'école des Chartes. Quant aux écoles de commerce de la banque d'épreuve BCE (on compte parmi elles l'ESCP Europe, HEC, l'Essec et l'EM Lyon), elles se joindront à la BEL en 2012. Cette ouverture, à l'étude depuis quelque temps, doit permettre, dans le sillage de la revalorisation de la filière L prévue par la réforme du lycée, d'attirer plus d'étudiants dans les prépas littéraires, qui ne pèsent que 14 % des classes préparatoires. Et surtout d'améliorer leurs débouchés, notamment dans la sphère privée. Selon une récente étude du Céreq, les diplômés en lettres et sciences humaines (8 % sont au chômage trois ans après leur diplôme, comme en droit-économie-gestion, contre 7 % en sciences dures), sont encore 37 % à opter pour l'enseignement. Autre avantage souligné par la ministre, « la diversification de la filière commerce-management qui bénéficiera ainsi de profils différents ».Plus largement, dans la lignée du rapport Philip de novembre 2008, qui préconisait la création de classes prépa dans les universités, Valérie Pécresse a soutenu la création de classes préparatoires en partenariat avec les universités qui visent à « décloisonner les formations de niveau licence ». C'est le cas de la classe prépa littéraire du lycée Gustave Monod, ouverte à la rentrée 2010, qui partage ses enseignements avec l'université Paris 13-Villetaneuse. L'académie de Versailles ouvrira d'ailleurs désormais toutes ces nouvelles classes prépa sur ce modèle. Clarisse Jay

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :