Revers judiciaire pour Laurence Parisot
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Est-ce la fin de « l'affaire Creyssel » ? Jeudi matin, le conseil des prud'hommes de Paris a estimé que le licenciement, en juillet 2008, de Jacques Creyssel, alors directeur général du Medef, était « sans cause réelle et sérieuse ». Et donné tort à Laurence Parisot qui s'était séparé de son directeur général pour faute grave, sans indemnités, ni préavis. La présidente du Medef estimait, en effet, que Jacques Creyssel avait manqué de loyauté à son égard lors de la création de l'Association entreprise et logement (AEL), liée au 1 % logement. Or, le conseil des prud'hommes a jugé que les faits reprochés à Jacques Creyssel n'étaient pas avérés et condamné le Medef à lui verser quelque 736.400 euros, dont 360.000 euros au titre d'indemnités pour licenciement abusif. Jacques Creyssel qui, lors de l'audience, avait réclamé 1,2 million d'euros au regard de ses onze ans d'ancienneté, se disait, jeudi, satisfait du jugement. « Je considère que c'est une victoire complète, car toutes les accusations indignes et fausses faites contre moi ont été balayées par le tribunal », indiquait-il. tourner la pageDu côté du Medef, même si ses avocats jugeaient la décision « incompréhensible », l'idée était, hier, de tourner la page. Et de ne pas faire appel. Une décision qui devrait satisfaire les nombreux représentants patronaux qui, dès 2008, avaient conseillé à Laurence Parisot de régler le conflit à l'amiable. A. L.
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