Captage et stockage de CO2
La Tribune
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Près de 20 % des réductions d'émissions d'ici à 2050 pourraient être réalisés grâce au captage et au stockage de CO2 (CSC), selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Le procédé consiste à capter le gaz sur les sites d'émissions concentrées (centrales de production à charbon, cimenteries et hauts fourneaux de sidérurgie), à le transporter puis à l'injecter sous pression dans différents lieux de stockage souterrains, gisements d'hydrocarbures épuisés, veines de charbon inexploitables ou aquifères salins profonds. Mais de nombreuses incertitudes demeurent avant de passer des projets pilotes à un déploiement massif, condition sine qua non d'économies d'échelle et d'efficacité sur le plan climatique. La sécurité ne pose pas problème à en croire les experts. Mais l'obligation faite aux industriels de réduire leurs émissions et le prix du CO2 détermineront la rentabilité d'une technique aujourd'hui encore très onéreuse (environ 100 euros par tonne). De nombreux industriels (pétroliers, parapétroliers, gaziers, miniers, constructeurs de centrales thermiques, etc.) notamment français, sont sur les rangs pour se partager un marché récemment évalué par l'AIE à 650 milliards d'euros sur la période allant de 2020 à 2030. Le tout, c'est d'être prêts d'ici là? D. P.
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