Paris organise un sommet pour sauver les forêts de la planète

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Treize millions d'hectares de forêts disparaissent chaque année dans le monde. « L'équivalent de la Grèce tous les ans », a commenté mercredi Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie en présentant les enjeux de la rencontre ministérielle prévue ce jeudi à Paris sur la forêt et ses implications culturelles, climatiques et en termes de biodiversité. Près de 20 % des émissions de gaz à effet de serre sont liés à la dévastation des forêts. Les représentants d'une cinquantaine de pays (états-Unis, Europe, Chine, Inde...) sont attendus dans la capitale française, à commencer par les pays possédant des grands bassins forestiers (bassins de l'Amazone, du Congo et de la Papouasie-Nouvelle Guinée). Avec au menu du jour, la création d'un « comité de pilotage » qui fait aujourd'hui défaut pour assurer dans des conditions de transparence et d'efficacité suffisantes le financement des pays en voie développement (PED) qui protègent leurs forêts et en assurent une gestion durable pour le bénéfice de la communauté mondiale, ce qui jusitifie un effort de solidarité internationale. « Faut-il créer une Agence mondiale de la forêt ? » s'est interrogé Jean-Louis Borloo, en refusant de trop anticiper sur les discussions qui doivent se tenir jeudi. 30 milliards de dollars Bizarrement, c'est l'argent qui manque le moins. Depuis fin décembre, l'accord de Copenhague engage les pays du Nord à mobiliser 30 milliards de dollars pour aider les pays du Sud à faire face aux changements climatiques entre 2010 et 2012 à titre d'urgence (« Fast start »), cette aide devant atteindre 100 milliards l'an d'ici à 2020. « Doit-on créer un fonds Fast start » qui couvre tous les grands besoins identifiés tels que l'énergie, l'érosion, les alertes précoces, « ou un fond spécifiquement forêt », a poursuivi Jean-Louis Borloo. Pour José Endundo, ministre de l'environnement de la République démocratique du Congo, l'aide fournie par le Nord pour aider le Sud à protéger les forêts doit « changer d'échelle » et passer des millions aux milliards de dollars. « Car le mécanisme de financement en faveur des forêts est un facteur important du développement », a t-il poursuivi. Impossible d'agir pour les forêts sans se poser la question des droits des communautés locales, de leur accès à l'énergie et des activités agricoles. Tous ces sujets seront encore au centre d'une réunion prévue à Oslo sur les forêts dans huit semaines. Ils conditionnent la relance des difficiles négociations de l'ONU sur le climat.

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