Les brasseurs à l'assaut des pays émergents
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Gonflé ! En ouvrant une nouvelle fois sa bourse pour s'offrir les bières du mexicain Femsa pour 5,3 milliards d'euros, deux ans à peine après s'être partagé avec son rival danois Carlsberg les actifs de Scottish & Newcastle, le brasseur néerlandais Heineken semble avoir les yeux plus gros que le ventre. Mais il n'a pas vraiment le choix. Les ventes de bière ont chuté de 15 % en 2009 sur le Vieux Continent et les brasseurs occidentaux n'ont plus la frite. Leurs seules planches de salut : se lancer dans les soft-drinks, plus appréciés que la bière dans les pays matures. C'est ce qu'a fait l'an dernier le japonais Suntory en rachetant Orangina. Ou bien se ruer vers les marchés émergents, Brésil et Chine en tête, en raflant les dernières marques encore à vendre. C'est la voie que vient de choisir Heineken. Sol, la marque phare du mexicain Femsa, grande rivale de la célèbre Corona en Amérique du Sud, cherchait preneur. Comme le sud-africain SABMiller avait lui aussi manifesté son intérêt, Heineken a été contraint de casser sa tirelire. En espérant que la soif de bière de l'Amérique du Sud ne sera pas étanchée de sitôt.
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