Pour le Mondial, forcer les barrages

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La France rêvait d'un miracle. Il n'a pas eu lieu. Malgré leur large victoire face aux îles Féroé (5-0) samedi soir à Guingamp, les Bleus ont perdu tout espoir de qualification directe au Mondial 2010. Car dans le même temps, la Serbie a pulvérisé la Roumanie (5-0) et consolidé sa première place au classement. Les joueurs de Radomir Antic seront du voyage en Afrique du Sud l'été prochain. Ceux de Raymond Domenech passeront par les barrages les 14 et 18 novembre. Une issue peu glorieuse pour les vice-champions du monde, engagés dans un groupe qui paraissait largement à leur portée. « Ce n'est pas le chemin qu'on aurait voulu emprunter. Si on est dans cette situation, c'est qu'on n'a pas fait le boulot avant », reconnaît Patrice Évra. « C'est sûr qu'on a des regrets d'avoir à passer par les barrages », appuie Karim Benzema. La défaite initiale en Autriche (3-1) aura finalement pesé très lourd. Les deux nuls face à la Roumanie (2-2 et 1-1) auront fait le reste. Dans un mois, la France disputera une double confrontation décisive. Un rendez-vous couperet dont il faudra sortir vainqueur coûte que coûte. Peu importe la manière, seul le résultat restera dans l'histoire. « L'objectif reste le même, c'est la qualification. Pas la peine de s'angoisser avant que cela n'arrive », tente de dédramatiser Domenech. Mais tout le monde connaît l'importance de ces barrages. Pour participer à la première Coupe du monde organisée sur le sol africain, les Bleus vont devoir se retrousser les manches. En tant que tête de série, ils éviteront les grosses cylindrées que sont le Portugal, la Grèce ou la Russie.« aller à la guerre »Leurs adversaires potentiels sont déjà quasiment connus. Il s'agit de la Bosnie, de l'Irlande et très probablement de l'Ukraine. Le dernier ticket devrait se jouer entre la Slovaquie et la Slovénie. Un programme résolument abordable. Enfin sur le papier? « Peu importe l'adversaire. Le principal, c'est nous, balaie André-Pierre Gignac, auteur d'un joli doublé ce week-end. On doit faire le boulot. On a tous envie d'aller à la Coupe du monde et on va le faire. On est confiant. » Une confiance qui sera nécessaire pour faire face à un contexte difficile. « Quel que soit l'adversaire, ça va être compliqué. Ces matchs aller-retour sont toujours délicats à négocier », juge Sidney Govou. « On sait très bien que l'équipe adverse va jouer sa carte à fond. Il faut qu'on soit prêt à aller à la guerre », confirme Abidal.Outre leurs treillis et leur rage de vaincre, les Bleus pourront également s'appuyer sur des dernières sorties plutôt convaincantes. Depuis le match face à la Roumanie début septembre, ils affichent un visage beaucoup plus attrayant. « Il y a de la qualité dans cette équipe. Elle est en train de grandir », apprécie Domenech. Pour les barrages, la France devrait récupérer ses deux techniciens, Franck Ribéry et Yoann Gourcuff actuellement blessés. Mais avant d'y penser, il reste un dernier match à disputer face à l'Autriche mercredi. Sans enjeu apparent, si ce n'est le besoin de faire le plein de confiance. n Alexandre Jaquin avec Pierre-Yves Leroux, à Guingamp « Si on est dans cette situation, c'est qu'on n'a pas fait le boulot avant. »

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