Engrais : le norvégien Yara rachète l'américain Terra
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Le secteur de la chimie attise les convoitises. Dix jours après l'OPA hostile lancée par Air Products dans les gaz industriels (lire ci-contre), la concentration touche les producteurs d'engrais. Le norvégien Yara a annoncé ce lundi qu'il comptait mettre la main sur l'américain Terra Industries pour 4,1 milliards de dollars (3 milliards d'euros).« Yara est le premier producteur mondial d'engrais à base d'azote. Or, ce dernier est produit à partir de gaz naturel, structurellement moins cher aux États-Unis. Cette opération donne donc à Yara un avantage concurrentiel », explique Myriam Affri, analyste chez Fitch Ratings. Le nouvel ensemble ne détiendra que 8 % de parts de marché mondiales mais 30 % outre-Atlantique.L'opération, qui devrait être close en juin, sera intégralement financée en liquide, par un appel au marché pour 2 à 2,5 milliards de dollars. Elle offre une prime de près de 24 % par rapport au cours de Terra avant annonce du rachat. Les dirigeants de Yara, ancienne filiale du producteur d'aluminium Norsk Hydro cotée en Bourse depuis 2004, en attendent 60 millions de dollars de synergies annuelles.ventes en hausseLa chimie phytosanitaire, traditionnellement plus résistante, sort progressivement de la crise. Le chimiste norvégien a fait état ce lundi de ventes d'engrais en hausse de 37 % au quatrième trimestre 2009, par rapport à la même période de 2008. Son bénéfice net a atteint 1,4 milliard de couronnes norvégiennes (174 millions d'euros) contre une perte de 2,1 milliards de couronnes (260 millions d'euros) un an plus tôt. « Les prix des engrais ont chuté l'an dernier mais la demande devrait reprendre, particulièrement pour les engrais à base d'azote qui sont essentiels aux rendements agricoles », confirme Myriam Affri. Les marchés n'ont guère entendu ces arguments : l'action Yara a chuté de plus de 7 % ce lundi. A. T.
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