Le redressement de Coface va s'accélérer en 2011

Doucement mais sûrement, Coface confirme son retour à la rentabilité. L'assureur-crédit a réalisé au premier trimestre 2010 un bénéfice de 15 millions d'euros, le deuxième consécutif après une année 2009 en perte historique de 163 millions d'euros. Pour la première fois depuis plus d'un an, l'activité d'assurance-crédit, son coeur de métier, retrouve aussi un résultat opérationnel positif de 13 millions d'euros. Tous les voyants sont revenus dans le vert mais restent un peu pâles... Le ratio de sinistralité (sinistres rapportés aux primes) s'est stabilisé à 63 % après le pic de 123 % mi-2009. Mais cela n'est pas suffisant pour le patron de Coface. « Il doit encore s'améliorer et descendre sous le niveau de 50 % », a déclaré le directeur général Jérôme Cazes mercredi lors de la présentation des résultats. Il vise également un écart de 2 à 3 points entre la croissance des revenus et celle des coûts pour augmenter la rentabilité de la société. Coface vise un objectif de 250 millions d'euros de bénéfice à fin 2012. Le chemin à parcourir est encore long. « Il n'y aura pas de miracle en 2010 mais la rentabilité doit s'accélérer en 2011 », a expliqué le patron de l'assureur-crédit. Pour accroître son retour sur fonds propres et atteindre un nombre à deux chiffres, il compte notamment convaincre les agences de notation, régulateurs et investisseurs extérieurs que Coface est sur-capitalisée et peut vivre avec moins de fonds propres. Une position qui intervient alors que la filiale a bénéficié d'une augmentation de capital de 225 millions d'euros depuis un an par son actionnaire unique Natixis. présentation aux analystesL'ensemble de cette politique consiste surtout à mieux valoriser Coface qui sera bientôt cédée. D'autant que, selon plusieurs sources proches de Natixis, le scénario de l'introduction en Bourse reste privilégié. Pour la première fois depuis plusieurs années, Coface a renoué avec la présentation de ses résultats aux analystes boursiers. Peut être une manière de les préparer à un futur retour sur les marchés.Matthieu Pechberty

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