L'Europe n'améliore pas son offre sur le climat
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D'où viendra l'impulsion qui relancera la négociation sur le climat en 2010 ? Mercredi, le Comité des représentants permanents (Coreper) n'a en rien modifié la proposition européenne en matière d'objectif de réduction des émissions de CO2. Ce comité d'ambassadeurs des États membres à Bruxelles s'est contenté de reprendre la formulation bien connue offrant une baisse de ? 20 % des rejets européens d'ici 2020 par rapport à 1990, et de ? 30 % « en cas d'engagements comparables de la part des autres pays industrialisés et de contributions adéquates de la part des pays en développement ». Une position pourtant jugée trop timorée par des pays comme la Grande-Bretagne ou par les pays du Sud.Depuis la conclusion décevante de la conférence de Copenhague en décembre, les pays industrialisés sont censés communiquer à l'ONU d'ici au 31 janvier leurs objectifs de réduction de leurs émissions. Les pays en développement doivent, eux, déclarer les actions pour lutter contre l'effet de serre. Or, en dehors de l'Europe, les autres membres de l'ONU sont restés pour l'instant discrets.DATE BUTOIRPays clé dans la lutte conte le réchauffement, les États-Unis ont même peut-être fait un pas en arrière mercredi après la vicoire des Républicains à l'élection sénatoriale du Massachusetts qui prive de majorité le président Obama à la Chambre haute. Parmi les républicains, rares sont ceux qui soutiennent le projet de loi qui plafonne les émissions de CO2 et prévoit un marché de permis d'émission, actuellement à l'étude au Sénat. Ce projet pourrait être scindé en deux afin de ne pas bloquer son adoption. Quoi qu'il en soit, il paraît difficile d'attendre de Washington qu'il déclenche une dynamique forte dans les négociations sur le climat. Signe édifiant, Yvo de Boer, « M. Climat » à l'ONU a relativisé hier la date du 31 janvier comme butoir pour la communication des objectifs de réduction des émissions. Laurent Chemineau
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