Retraites dorées pour d'anciens ministres à la

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Voilà de quoi rassurer les ministres qui seront débarqués du gouvernement en octobre. Ce mercredi, l'ancien secrétaire d'État à la fonction publique, André Santini, sera désigné président du directoire de la Société du grand Paris (SGP) lors du premier conseil d'administration de cette nouvelle structure (voir ci-contre). Pour ce faire, le gouvernement a du prendre quelques libertés avec les textes en vigueur puisque le député et maire (Nouveau Centre) d'Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine, aura 70 ans en octobre alors que les dirigeants du secteur public doivent en principe avoir moins de...65 ans lors de leur nomination. Une dérogation qui avait été refusée voici juste un an à Patrick Devedjian afin qu'il puisse continuer à présider l'Établissement public d'aménagement de la Défense (Epad) au delà de 65 ans. La nomination d'un cumulard ? Santini est déjà président du Syndicat des Eaux d'Île-de-France (Sedif), le plus grand de France avec 4 millions de clients, et vice-président de l'une des plus importantes communautés de communes, celle du Grand Paris-Grand Ouest, ne plait pas à tout le monde. Membres de droit de la SGP, les socialistes Bertrand Delanoë, maire de Paris, et Jean-Paul Huchon, président de la région Île-de-France, ont annoncé leur décision de boycotter le conseil d'administration de ce matin. Lors du vote au Sénat du projet de loi sur le Grand Paris, certains élus de la majorité, comme l'ancien ministre Jean-Pierre Fourcade, s'étaient d'ailleurs inquiétés du souhait de l'Élysée de désigner Santini. Même si la fonction est principalement honorifique et non rémunérée. gros lot de consolationAndré Santini n'est pas le seul ancien ministre de François Fillon à bénéficier d'un lot de consolation, alors même que le mot d'ordre est aux économies de fonctionnement pour l'État... Xavier Darcos, l'ancien ministre UMP de l'Éducation nationale puis du Travail, débarqué du gouvernement en mars après sa contre performance aux régionales en Aquitaine, devrait, lui, diriger l'Institut français. Ce nouvel Établissement public industriel et commercial (Epic), dont la création a été entérinée par le Parlement la semaine dernière, sera chargé de l'action culturelle à l'étranger. Avant Santini et Darcos, Martin Hirsch, l'ancien Haut commissaire à la jeunesse aux solidarités actives avait été propulsé, en mai, à la tête de la nouvelle Agence du service civique alors qu'il existait déjà un Institut national de la Jeunesse et de l'Éducation... Tout le monde ne peut pas être nommé ambassadeur de France auprès de l'OCDE, comme l'a été, en 2008, l'ancien secrétaire d'État aux relations avec le Parlement Roger Karoutchi.

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