La Roumanie en quête de stabilité

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ÉlectionsLes Roumains sont appelés demain à voter pour désigner leur nouveau président, susceptible de les sortir du double marasme politique et économique dans lequel est plongé le pays. Le président sortant, le centriste Traian Basescu, devance ses adversaires dans les sondages, avec 33 % des intentions des votes, mais il est talonné par Mircea Geoana, un candidat issu de l'ancien Parti communiste, qui en recueille 30 %, suivi du libéral Crin Antonescu, crédité d'environ 18 %. profonde récessionÉlu en 2004 sur la promesse de réformer un système clientéliste, Traian Basescu a déçu les Roumains par la lenteur des changements durant son quinquennat. De son côté, Mircea Geoana, ancien ambassadeur à Washington, a été choisi par le Parti social-démocrate dans l'espoir de moderniser l'image de l'ex-Parti communiste, ternie par des scandales de corruption et son manque d'empressement pour les réformes. Il pourrait profiter du vote d'électeurs mécontents de l'instabilité gouvernementale qui a caractérisé le mandat Basescu. Alors que le pays devrait s'enfoncer dans une profonde récession cette année, après 7,1 % de croissance en 2008, Geoana a bâti sa campagne sur le social, promettant par exemple de lancer un vaste programme de logements pour les foyers modestes.L'une des premières tâches du prochain président sera de former un gouvernement stable, afin de regagner la confiance des bailleurs de fonds internationaux. La Roumanie, qui a intégré l'Union européenne en 2007, est le deuxième pays le plus pauvre de l'UE. Le Fonds monétaire international (FMI) a fait savoir, il y a deux semaines, qu'il gèlerait le versement d'une première aide de 1,5 milliard d'euros sur les 20 milliards prévus, en attendant la formation d'un nouveau cabinet et l'adoption du budget 2010.R. Ju. (avec AFP)

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