Le marché obligataire américain reste à la recherche d'une tendance

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Agité par des forces contraires depuis le début de l'année, le marché des obligations d'État américaines est à la recherche d'une tendance. Alors que la décision de la Federal Reserve Board (Fed), jeudi dernier, de relever son taux d'escompte avait dans un premier temps pesé sur les cours, la publication, ce vendredi, d'un chiffre d'inflation plus faible qu'attendu a atténué le mouvement.Évoluant en sens inverse des prix, les rendements des titres à 2 ans et à 10 ans américains se tendaient légèrement de, respectivement, 1 et 2 points de base vendredi en milieu d'après-midi, à 0,94 % et à 3,81 %. En données corrigées des variations saisonnières, l'indice des prix américains est ressorti, en janvier, en hausse de 0,2 %, contre + 0,3 % initialement anticipé par les analystes. Une évolution qui a atténué les craintes des intervenants sur le calendrier du durcissement monétaire de la Fed.fuite vers la qualitéEn relevant par surprise, jeudi soir, son taux d'escompte, l'institution a en effet agi plus rapidement qu'anticipé par le marché, ce qui s'est traduit par un net rebond des rendements des titres d'État américains. Dans le sillage de cette annonce, les taux à 2 ans et à 10 ans ont bondi de 8 points de base, jeudi soir, pour atteindre 0,96 % et 3,82 %, avant de se détendre à la suite, notamment, des propos du président de la Fed de Saint Louis, James Bullard, qui estime que les anticipations de hausse des taux de la Fed étaient exagérées. De fait, ces niveaux n'avaient plus été approchés depuis la fin janvier, alors que la crise grecque s'envenimait et redonnait aux titres d'État américains leur statut de valeur refuge.La fuite vers la qualité induite par les difficultés budgétaires grecques avait, en effet, inversé début janvier la tendance à la hausse des rendements aux États-Unis. Observable depuis la fin de l'année dernière, elle laissait augurer d'un scénario de repli du marché des obligations d'État américaines. Les stratégistes taux tablaient sur une année de reprise économique et un renforcement du goût du risque. Avec à la clef une détente des primes sur les classes d'actifs les plus risquées, comme les obligations à haut rendement, et une hausse des rendements sur les titres d'État. Bien qu'alimenté par de nombreux signaux attestant de la convalescence de l'économie américaine, à l'image des indicateurs avancés publiés la semaine dernière, ce scénario ne semble pourtant pas encore avoir convaincu les investisseurs. Julien Beauvieux

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