Optimisme des équipementiers pour 2011

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Pour 2011, les grands équipementiers français se montrent optimistes. À moins d'une catastrophe majeure... Plastic Omnium table ainsi sur une « nouvelle amélioration des résultats », après un bénéfice net de 139 millions d'euros multiplié par cinq l'an dernier. Valeo vise un « taux de marge opérationnelle un peu supérieur à 2010 » (6,4 %), Faurecia « une marge en hausse à 580-640 millions d'euros » (456 millions l'an passé). Quant à Michelin, il envisage « un résultat opérationnel en croissance » par rapport au 1,7 milliard de 2010, malgré la hausse des prix des matières premières.Les fabricants de composants ou de pneus pour l'automobile justifient notamment ces perspectives par... la hausse escomptée des marchés. Le fabricant de composants Valeo table ainsi sur une croissance de 5 % de la production automobile mondiale cette année. Faurecia, spécialiste des échappements et intérieurs pour véhicules, pronostique une hausse de 6,7 %. L'Europe sera certes la moins porteuse, avec une progression nulle d'après Valeo ou légèrement positive selon Faurecia (+ 3,2 %). En revanche, le marché sera tiré par l'Amérique du Sud et surtout du Nord (entre + 8 % et + 10 %), la Chine (+ 13 % selon Valeo). Dans ces conditions, Valeo prévoit une « progression de 7,5 % à 11 % de son chiffre d'affaires » en 2011. Michelin estime sa propre « croissance à au moins 6,5 % ».L'« intercontinentalisation » croissante des entreprises leur permet de profiter des relais de croissance. Valeo réalise déjà 20 % de ses ventes en Asie. Les constructeurs d'origine américaine et asiatique absorbent 35 % du volume d'affaires automobile de Plastic Omnium. Ces deux dernières années, les ventes du plasturgiste ont d'ailleurs crû de moitié en Amérique du Nord, 80 % en Amérique du Sud, 160 % en Asie. Faurecia prévoit d'ouvrir sept nouvelles usines en Chine cette année, pour les porter à trente. Les grands fabricants français jouissent d'un savoir-faire reconnu. Plastic Omnium réalise plus du quart de son chiffre d'affaires avec des constructeurs allemands réputés comme BMW et le groupe Volkswagen. La seule marque Audi absorbe 12 % des volumes de Faurecia.Malheureusement, si l'industrie française dispose de champions nationaux, elle souffre d'une faiblesse structurelle de son tissu de PME. Alain-Gabriel Verdevoye

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