Le G20 préfère la croissance à l'équilibre budgétaire

 |   |  365  mots
C\'est l\'heure du bilan pour le G20 de Moscou. Samedi en milieu de journée, les vingt grandes puissances ont fait savoir qu\'elles étaient toutes en accord avec l\'idée de donner la priorité à la croissance à court terme. La fragilité de l\'économie mondiale a relégué au second plan l\'austérité. \"L\'économie mondiale reste trop faible et la reprise fragile et inégale\", estiment les ministres des Finances et banquiers centraux des 20 pays riches et émergents.Désormais, la \"priorité de court terme est de doper l\'emploi et la croissance\". Les responsables politiques étaient réunis depuis vendredi à Moscou pour préparer le sommet du G20 de Saint-Pétersbourg qui doit se dérouler les 5 et 6 septembre prochains.L\'austérité seulement à \"moyen terme\"L\'austérité n\'est pas oubliée, mais devrait reprendre uniquement dans quelques mois. En effet, les stratégies de consolidation budgétaire sont reconnues comme nécessaires dans les économies avancées, mais uniquement à \"moyen terme\".Cette nouvelle donne politique va dans le sens de ce que voulaient la France et les Etats-Unis: privilégier l\'emploi et la croissance. \"La priorité de court terme c\'est la croissance, la croissance, la croissance\", a martelé devant la presse le ministre français de l\'Economie, Pierre Moscovici. La Chine et l\'Allemagne, attachées à la diminution des déficits, ont du faire des concessions. Un plan visant à relancer l\'emploi et la croissance tout en rééquilibrant la demande mondiale et l\'endettement devra être achevé à temps pour le sommet de Saint-Pétersbourg.Enfin, sur le plan des modifications de politique budgétaires, à la demande de certains pays émergents, les banques centrales seront tenues d\'agir avec doigté.\"Les changements futurs\" de politique monétaire \"continueront à être précautionneusement calibrés et clairement communiqués\", a assuré le G20. Un point essentiel pour certains pays comme la Brésil ou la Russie qui, outre un certain essoufflement, subissent les répercussions de la politique de la banque centrale des Etats-Unis.Les pays du G20 représentent 90% du produit mondial brut (PIB) et les deux tiers de la population mondiale.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :