Quelle est l'ampleur du déficit à combler ?
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Longtemps excédentaires, les régimes de retraites complémentaires ont plongé dans le rouge en 2009. Recul de la masse salariale, moindre rentrée de cotisations, baisse des produits financiers, la crise économique a pesé sur les recettes de l'Agirc (cadres) et de l'Arrco (ensemble des salariés du privé). Conséquence : ces régimes ont affiché un résultat technique cumulé de - 1,3 milliard d'euros en 2009. Et la courbe ne devrait pas s'inverser dans les prochaines années. En 2010, le déficit cumulé pourrait dépasser les 2,5 milliards d'euros et atteindre les 2,8 milliards d'euros en 2011, selon de premières estimations. Or, ni l'Agirc ni l'Arrco n'ont le droit d'être en déficit. Les deux régimes sont donc contraints de puiser dans les réserves qu'ils se sont constitués depuis plusieurs années. Celles-ci sont non négligeables, avec un total de 80,6 milliards d'euros fin 2009. Mais dans le cas de l'Agirc, les réserves de 18,7 milliards d'euros fin 2009 ne représentaient déjà plus que l'équivalent d'une année de prestations versées. Retrouver l'équilibreL'Arrco affichait un matelas de 61,9 milliards d'euros à la fin de 2009, mais cette somme représente à peine deux ans de dépenses. « Ne serait-ce que pour couvrir le déficit technique de 2010 et 2011, il va nous falloir sortir près de 5 milliards de nos réserves », souligne un gestionnaire du régime. A ce rythme, si la tendance à la baisse des ressources se confirme, les réserves seront épuisées dès 2015 dans le cas de l'Agirc et en 2020 dans le cas de l'Arrco. Retrouver l'équilibre cotisations perçues-pensions versées sera donc au coeur des discussions. A. L.1
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