Le rendement des emprunts d'État américains, reflet de l'angoisse des marchés

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L'inquiétude est restée de mise toute la journée de lundi sur les marchés financiers. La baisse, plus accentuée qu'attendue, de l'indice composite des directeurs d'achats de la zone euro PMI mesurant l'activité économique à 56,1 en août, contre 56,7 en juillet, devrait trouver vendredi en contrepoint une révision en baisse du PIB américain pour le deuxième trimestre. D'ici là, les professionnels des marchés qui auront pris connaissance mercredi des commandes de biens durables aux États-Unis pour le mois de juillet conserveront un profil extrêmement prudent. Cet attentisme maussade a limité les prises de bénéfices sur le marché obligataire bien que les indices boursiers fassent l'objet d'un rebond technique après une semaine chahutée. Si le rendement des TBonds à 10 ans s'est retendu de 17 points de base à 2,63 %, celui de l'échéance à 2 ans est demeuré sur ses niveaux de vendredi soir à 0,487 %, non loin de son record de faiblesse enregistré à la veille du week-end à 0,4547 %. L'écart entre les deux échéances - 2,14 % - milite pourtant pour une absence de « double dip » selon la matrice de la Réserve Fédérale de Cleveland qui n'estime qu'à 15,5 % la chance d'une nouvelle recession l'année prochaine.Sonnette d'alarme L'écart s'est réduit par rapport à février dernier où il atteignait 2,91 %. Sur les 33 récessions recensées officiellement depuis 1850, seulement à trois reprises l'une d'elles est intervenue moins d'un an après la reprise de la croissance. Ce constat n'empêche pas l'ancien speaker de la Chambre des Représentants, Newt Gringrich, de tirer la sonnette d'alarme en mettant en accusation la politique de l'administration Obama. Selon le parlementaire républicain en campagne pour les élections de mi-mandat de novembre prochain cette politique doit être tenue responsable d'avoir maintenu « artificiellement » les États-Unis en récession. Depuis que les mesures exorbitantes de stimulation de la politique monétaire ont été autorisées en février 2009, le taux de chômage est monté de 8,2 à 9,5 %. Toutefois les indicateurs de production manufacturière de ces derniers mois, y compris celui publié en juillet, ont fait montre d'une forte reprise de la croissance et le consensus de 66 économistes, suivi par l'agence bloomberg, table encore sur une croissance de 2,8 % après un rebond de 3 % cette année. C. T.

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