Hormis l'or, point de salut
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L'inoubliable film « la Folie des grandeurs » était à peine caricatural?: les Français ont, depuis la nuit des temps, un goût immodéré pour l'or. Surtout en période troublée. Et il ne fait aucun doute que, depuis le début de la crise des subprimes qui a semé le doute sur la solidité des banques, y compris les plus insubmersibles, les particuliers sont en manque de repères. Pire?: ils ont dorénavant une aversion profonde à tout type de risque, même immobilier compte tenu des récentes mésaventures connues sur le segment de la promotion ou du bureau.Dans ce contexte de défiance généralisée, ces mêmes particuliers n'ont donc pas beaucoup hésité avant de se tourner vers l'achat d'or. À l'inverse des professionnels, ils ne peuvent pas intervenir sur le marché à terme. Mais, en revanche, contrairement aux fonds d'investissement, ils peuvent se constituer des avoirs en or physique et acheter directement lingots et pièces. Ils peuvent aussi se positionner sur les ETF (lire ci-contre) qui se traitent comme des actions avec les mêmes contraintes de garanties et de liquidité. Il existe aussi de larges gammes de Sicav spécialisées sur ce métal précieux.Cet appétit féroce est-il appelé à durer?? Tant que les marchés actions ne donneront pas de signaux forts de reprise et tant que certains pays européens laisseront planer le doute sur leur capacité à rembourser leur dette, il ne fait aucun doute que les particuliers resteront investis sur cette valeur refuge. P.B.-B.
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