ÉRic heyerDirecteur adjoint à l'Office français des conjonct...
La Tribune
La Tribune
ÉRic heyerDirecteur adjoint à l'Office français des conjonctures économiques (OFCE)Quel bilan tirez-vous de l'année 2009 en termes d'emploi ? C'est une année noire. Mais on s'y attendait car le marché du travail reflète le choc de la crise sur l'activité économique qui a commencé fin 2008, avec un décalage de deux à trois trimestres. On a fait 60 % du chemin. L'ajustement sur l'emploi est donc loin d'être terminé.Êtes-vous plus optimiste pour 2010 ? Oui et non. Les destructions d'emplois connaîtront une dynamique moins forte, mais se poursuivront l'année prochaine. Pour 2009, les prévisions de l'OFCE portaient sur 500.000 destructions d'emploi et pour 2010, on table sur 300.000.Les mesures décidées par le gouvernement ont-elles permis d'amortir le choc ? Sans plan de relance, les destructions d'emplois auraient été beaucoup plus importantes. Notre plan a été plus faible qu'ailleurs car certaines spécificités françaises permettent de limiter la casse. Je pense par exemple à l'État providence et au fait que son économie est moins ouverte qu'en Allemagne, par exemple, qui a fait du commerce extérieur son principal moteur de croissance. Pour autant, l'ampleur du plan français est insuffisante : cette récession est la plus importante depuis les années 1930.Propos recueillis par I. M.L'ajustement sur l'emploi est loin d'être terminé.
La Tribune
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France