Les lycées devraient renouveler a minima les manuels des classes de seconde

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Fin juin, le ministre de l'Education nationale avait appelé les lycées à « apprécier au plus juste leurs besoins pédagogiques » en matière de fournitures et manuels scolaires. Il ne croyait pas si bien dire. De fait, la réforme du lycée, qui s'appliquera en seconde à la rentrée, implique un renouvellement des programmes, et donc de tous les manuels, sans précédent depuis 2001. Un renouvellement fort coûteux pour les familles et les régions, qui ne décolèrent pas.Car si Luc Chatel et les éditeurs ont tenu mardi une conférence de presse pour assurer que les « ressources pédagogiques » seront bien disponibles à la rentrée (les éditeurs n'ont eu que 4 mois pour imprimer les nouveaux manuels), la question du surcoût pour les familles et les régions n'est pas réglée. Le ministère évalue à 220 euros par famille l'achat d'une nouvelle collection (contre 50 à 10 euros d'habitude). Pour défendre le principe de gratuité de l'éducation, la plupart des 22 régions (à de rares exceptions près comme l'Alsace) participent volontairement à ce coût, parfois à 100 % (tels l'Ile-de France ou le Centre). rigueur budgétaireMais elles sont aussi contraintes à la rigueur budgétaire et n'ont pas intégré ce surplus dans leur budget 2010. Le budget « manuels » de l'Ile-de France passerait ainsi de 7 à 20 millions d'euros. « Nous ne pouvons pas doubler notre niveau d'intervention », critique François Bonneau, président de la commission Education de l'Association des régions de France (ARF). Quant aux aides de l'Etat mise en avant par le ministre (allocation de rentrée scolaire, prime d'entrée en seconde, bourses...), elles ne concernent pas plus de 30 % des lycéens et ne sont pas destinées à l'achat de manuels, s'indigne Henriette Zoughebi, vice-présidente de la région Ile-De-France en charge des lycées. Résultat, constate Jean-Jacques Hazan, le président de la FCPE, beaucoup d'équipes pédagogiques ne renouvelleront que les manuels des disciplines profondément modifiées (sciences et histoire notamment). « Vu la large utilisation d'autres supports tel Internet, limiter les renouvellements relève du bon sens », admet Michel Richard, secrétaire général adjoint du SNPDEN (chefs d'établissement). Clarisse Jay

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