Dominique de Villepin réunit ses « Web partisans »

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Sacré premier opposant à Nicolas Sarkozy, devant Ségolène Royal et Olivier Besancenot, dans un sondage publié le 16 octobre dans « Le Figaro », Dominique de Villepin réunit ce soir ses amis à Paris pour poser la première pierre de « l'alternative » qu'il entend constituer à droite face à Nicolas Sarkozy.Quelque 750 personnes sont attendues ce soir à la Maison de l'Amérique latine, à Paris. L'ancien Premier ministre doit prononcer un discours. Brigitte Girardin, chiraquienne et présidente du Club Villepin, précise qu'il ne s'agit pas d'une « soirée de soutien ». « Le club, c'est un club où l'on bosse, où l'on veut construire une alternative à Nicolas Sarkozy, mais ce n'est pas un club anti-Sarko », a-t-elle souligné hier.un net succès Pour cette nouvelle offensive, le diplomate lettré a choisi de lever son armée avec les moyens de l'époque. Près de 4.000 adhérents et 10.000 connexions par jour? Les sites www.clubvillepin.fr et www.villepincom.net connaissent un net succès. Ils ont été lancés en septembre, juste avant l'ouverture du procès Clearstream (voir notre enquête page 10). Les vidéos où Dominique de Villepin argumente sa défense ont été vues plus de 140.000 fois.La stratégie Internet fait désormais partie de la panoplie de tout responsable politique. Les réseaux sociaux, les sites, les blogs sont le lieu obligé de toute expression publique. Une récente étude indique que plus de la moitié des Français surfent sur le Net et que les deux tiers d'entre eux le font chaque jour, avec une durée moyenne de connexion d'une heure et quarante minutes.À la mi-septembre, Ségolène Royal a créé l'événement avec le lancement du nouveau site de son association Désirs d'avenir. Un loupé tonitruant ? design « new age » vieillot, « bogues » en pagaille ? qui a conduit l'ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007 à revoir sa copie.D'ici quelques jours, Ségolène Royal doit présenter une version totalement rénovée du site, avec notamment une Web TV. Dans l'intervalle, la présidente de Poitou-Charentes a remis en service son site historique, avec une nouvelle rubrique intitulée « Rétablir la vérit頻. Une initiative directement inspirée du site Fightthesmears.com mis en place par l'équipe de Barack Obama pour combattre les rumeurs lors de la campagne présidentielle américaine. Sur le site de Ségolène Royal, on peut par exemple lire la mise au point de son ami Jean-Pierre Mignard sur « les petites vilenies de l'information » après la publication de plusieurs articles évoquant sa prise de distance vis-à-vis de l'ex-candidate PS.L'UMP est en train de mettre la dernière main à un site entièrement nouveau, tout comme le Parti socialiste, qui veut lancer un réseau social. L'Élysée compte « twitter » sur le sommet de Copenhague. Il est d'ores et déjà certain qu'une grande partie de la campagne présidentielle de 2012 se jouera sur Internet.

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