Good morning business  !

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Clin d'oeil à l'émission matinale de l'ami Stéphane Soumier, tous les matins sur BFM Radio, les grandes entreprises connaissent un réveil porteur d'espoir. En témoignent ces derniers jours leurs annonces en rafale de résultats et chiffres d'affaires trimestriels. Performances supérieures aux attentes, prévisions revues à la hausse, indicateurs de marché en croissance : les discours se rejoignent. Ce début de regain d'optimisme - restons prudents - touche presque tous les secteurs et quasiment tous les pays. Fruits de la bonne résistance de la consommation des ménages ou de la reprise des achats des entreprises ? Les malades d'hier en tout cas vont mieux, les rescapés de la crise retrouvent des couleurs et ils le disent. Dans les communiqués des firmes, leurs dirigeants, qui faisaient preuve d'une précaution absolue dans la tourmente, faute de visibilité, emploient désormais des adjectifs plus riants... sans promettre pour autant la lune : chat échaudé craint l'eau froide. Et ils ont raison car en regardant de près leurs chiffres, on constate deux choses. D'abord que « l'effet de base », comme disent les spécialistes, à savoir la comparaison avec l'année précédente, l'une des pires depuis cinquante ans, est évidemment fallacieux. Elles ne pouvaient que faire mieux. Et elles n'ont pas encore retrouvé leurs performances d'avant-crise. Ensuite que cette croissance retrouvée est surtout tirée par les pays émergents, dans une moindre mesure par la reprise aux États-Unis et l'amélioration au Japon. Quant à l'Europe, toujours en crise, elle ne constitue encore qu'un moteur d'appoint, bien poussif. Les soubresauts, de la Bourse y incitent à ne point trop promettre.oprovost@latribune.frpar OLIVIER PROVOST

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