Quiksilver allège sa dette plus vite que prévu

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Quiksilver surfe sur une nouvelle vague. Le groupe américain vient d'inaugurer son nouveau siège social pour l'Europe à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantique). Ce bâtiment de 14.000 m2, construit aux normes HQE (haute qualité environnementale) symbolise à lui seul la nouvelle étape qu'aborde la marque en Europe, après le rachat de Rossignol par sa maison mère en 2005 et sa revente à perte en 2009. « Ce projet de nouveau siège a été entamé il y a trois ans. Depuis, le groupe a traversé de belles turbulences », reconnaît Pierre Agnès, président de la filiale européenne baptisée Napali. L'aventure a coûté 700 millions de dollars au groupe californien qui a réalisé 1,98 milliard de dollars de chiffre d'affaires sur son exercice clos fin octobre 2009. « Les pertes liées à l'achat et la revente de Rossignol sont supérieures à l'ensemble des profits générés par le groupe depuis sa création », regrette-t-il. « Franchement, on revit »Depuis, Pierre Agnès s'échine à rembourser les dettes de Napali évaluées à 257 millions d'euros au deuxième trimestre 2009. Avec succès, assure-t-il. « Dans notre plan bancaire, nous devions atteindre 205 millions de dettes nettes à la fin du deuxième trimestre 2010. Nous en sommes à 162 millions, soit une avance de 43 millions d'euros », se félicite-t-il. Napali a reconstitué sa trésorerie en réduisant ses stocks de 20 %, en diminuant ses investissements dans ses boutiques à l'enseigne et en comprimant ses frais généraux. A la fin du premier trimestre 2010, son endettement net représente 2,5 fois son résultat brut d'exploitation, contre 3,7 à la fin du premier trimestre 2009. Et Napali devrait stabiliser sa rentabilité cette année. Le tout sans toucher « d'un iota » aux effectifs. Cinq cent personnes travaillent au siège de Saint-Jean-de-Luz. « Franchement, on revit », avoue Pierre Agnès. Mais la relance de l'activité n'est pas encore au rendez-vous. Après un repli de 7 % des ventes sur l'exercice 2008-2009, à 792 millions de dollars, Napali devrait boucler 2009-2010 sur une légère baisse. DC Shoes, sa marque de chaussures, progresse, tandis que Quiksilver et Roxy sont à la peine. Rien de grave. « Je ne cours pas après le chiffre d'affaires », avance Pierre Agnès. Le meilleur état de santé de Napali autorise toutefois l'ancien champion de surf à renouer avec ses dadas marketing. Il vient ainsi de rénover le magasin Quiksilver de Cap Breton, le premier ouvert à l'enseigne de la marque en 1995, en y incluant un barbier et un réseau wi-fi. n

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