Sarkozy retrouve Obama pour resserrer la relation franco-américaine

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Gouvernance mondiale, Iran, Afghanistan, taux de change, réchauffement climatique, contentieux commerciaux... Pour la première visite bilatérale qu'effectuera Nicolas Sarkozy à Washington depuis l'investiture de Barack Obama, le menu des discussions promet d'être copieux. « La liste des sujets est si longue que je ne suis pas sûr qu'ils arrivent à tout traiter », confie un diplomate ayant préparé la réunion de mardi. Cette rencontre sera précédée par un passage ce lundi à New York où Nicolas Sarkozy s'entretiendra avec le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, et où il s'exprimera sur les relations franco-américaines à l'université de Columbia. Au-delà des sujets de fond, la réunion des deux chefs d'Etat doit permettre de dissiper un malentendu entretenu par les médias de part et d'autre de l'Atlantique : en dépit de leur divergences sur certains dossiers économiques et diplomatiques, la relation entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama est au beau fixe. Pour preuve, Nicolas Sarkozy et son épouse dîneront mardi avec le couple Obama dans les appartements privés de la Maison-Blanche, une première pour un chef d'Etat étranger depuis la prise de fonction du 44e président des Etats-Unis. « La qualité du programme réservé au président de la République » renseigne « de façon éloquente sur la qualité de leurs relations », note l'Elysée.Sur le terrain économique, « la rencontre permettra de préparer le sommet du G20 de la fin juin à Toronto », explique-t-on du côté français, où l'on se félicite « que l'adoption de la réforme de la santé donne un nouvel élan à Barack Obama pour avancer sur la réglementation financière ». convaincre WashingtonLes deux dirigeants s'entretiendront également des déséquilibres liés aux taux de change, dont Nicolas Sarkozy fera sa priorité pendant la présidence française du G20 en 2011. Deux gros dossiers commerciaux seront aussi abordés. Tout d'abord, l'appel d'offres sur les avions ravitailleurs du Pentagone, dont se sont retirés Airbus et son partenaire américain Northrop Grumman, ce qui a été dénoncé en Europe comme une manifestation du protectionnisme américain. Enfin, Paris a bon espoir de convaincre Washington de faire bénéficier à Unistar, la coentreprise d'EDF et de l'américain Constellation, des prêts garantis fédéraux pour le développement de réacteurs nucléaires civils à Calvert Cliffs, Maryland. n

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