Deux présidents face au mur de la dette

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Ni Nicolas Sarkozy ni Barack Obama ne peuvent se prévaloir de finances publiques avantageuses. La crise est passée par là. Le déficit fédéral américain a atteint 1.417 milliards de dollars en 2009 (10 % du PIB). C'est le ratio le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale. La France n'est guère mieux placée avec des déficits publics ayant atteint 8 % du PIB l'an dernier. « Le plan de relance américain a été nettement plus massif (780 milliards de dollars) qu'en Europe (entre 200 milliards et 250 milliards d'euros) », rappelle Philippe Waechter, chef économiste de Natixis Asset Management. Qui dit creusement du déficit, dit creusement de la dette. L'endettement américain est ainsi passé de 70 % du PIB en 2008 à 83,9 % en 2009, selon les statistiques harmonisées de l'OCDE. Même chose pour la France, dont l'endettement est passé de 75,7 % du PIB à 84,5 %, selon l'OCDE. Les deux pays sortent donc de la crise avec un endettement similaire. Mais en renouant avec une croissance plus élevée que la France, les États-Unis devraient pouvoir stabiliser leur taux d'endettement plus rapidement que la France. Pour éviter de s'imposer une cure d'austérité qui pourrait être contre-productive, Philippe Waechter souligne que Paris comme Washington ont retenu pour les années à venir des objectifs de croissance « probablement irréalistes » : 2,5 % en France et 3 % aux États-Unis. Pour l'économiste, les deux pays sont confrontés à des problématiques un peu différentes. Les États-Unis auraient besoin d'augmenter leurs impôts, alors que la France aurait intérêt à réduire la dépense. X. H.

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