Mieux choisir son lycée grâce aux indicateurs de résultats

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Pour la dix-huitième année consécutive, le ministère de l'Éducation nationale a mis en ligne mercredi les indicateurs annuels de résultats de près de 4.300 lycées généraux, technologiques et professionnels publics et privés sous contrat (www.education.gouv.fr/indicateurs-resultats-lycées). Ces indicateurs sont une aide précieuse pour les familles à l'heure où les élèves de troisième s'apprêtent à formuler leurs voeux de lycées via la procédure nationale informatisée Affelnet. À condition de savoir les décrypter.Le ministère publie en effet trois indicateurs : le taux de réussite au baccalauréat, la proportion de bacheliers parmi les sortants et le taux d'accès au bac (la capacité du lycée à accompagner ses élèves de la seconde au bac). Les taux de réussite et d'accès au bac constatés sont comparés aux taux attendus par académie et au niveau national. La grille de lecture n'est donc pas d'une accessibilité évidente pour toutes les familles. D'ailleurs, même si sa fréquentation progresse, le site du ministère n'a enregistré en 2010 que 175.584 visiteurs uniques (sur près de 750.000 élèves de troisième). « Il est difficile d'allier la rigueur technique et le souci d'information de ce type d'indicateurs », a reconnu Michel Quéré, le directeur des services statistiques du ministère (DEPP). En ce sens, le palmarès compilé par « La Tribune » à partir des taux bruts de réussite et d'accès au bac en simplifie la lecture. Les top 20 et 50 font la part belle aux lycées privés (lire encadré) et une bonne représentation de la province.« Valeur ajoutée » mise en exergueMais attention, prévient Michel Quéré, l'objectif de ces indicateurs croisés est de fournir des approches complémentaires et relatives de la capacité des lycées à faire réussir leurs élèves, et non de classer les établissements. D'ailleurs, est surtout mise en exergue leur « valeur ajoutée » calculée à partir de l'environnement de chacun d'entre eux, de chaque élève mais aussi de l'offre de formation. En ressort la réelle « efficacité » des lycées, qui réserve quelques surprises. Un lycée affichant des taux record de réussite au baccalauréat peut ainsi s'avérer mauvais en matière d'accompagnement de ses élèves, en d'autres termes incapable de combattre les déterminismes sociaux. Des écarts valables aussi pour certaines académies, celles à dominante rurale semblant moins performantes. « C'est un peu l'angle mort de notre attention publique, c'est un de nos défis », a reconnu Jean-Michel Blanquer, le directeur général de l'enseignement scolaire.

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