Axa reste confiant sur la vente de sa filiale en Australie

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L'accord de vente de la filiale australienne d'Axa à National Australia Bank (NAB) peut être dénoncé à partir de ce lundi 31 mai. « Nous n'avons pas l'intention de rompre l'accord avec NAB », a indiqué vendredi Alban de Bailly, directeur central des finances du groupe Axa, devant un parterre de journalistes européens. La veille le PDG Henri de Castries avait confié au même auditoire avoir « un espoir raisonnable de conclure positivement l'opération avec NAB ». Signée fin mars, la vente de Axa Asia Pacific Holdings (APH) dans laquelle la maison mère Axa détient 54 %, a été bloquée mi-avril par l'autorité de la concurrence australienne. Celle-ci jugeait que NAB possèderait en Australie un trop grand nombre de plates-formes informatiques sur le marché de la gestion patrimoniale. Depuis six semaines, NAB examine les différentes options - en particulier la cession de certaines plates-formes - et négocie avec l'anti-trust.Plusieurs semaines pourraient encore être nécessaire à NAB pour obtenir un feu vert. Faute de quoi, « AMP reste l'autre choix », a indiqué Henri de Castries la semaine dernière. L'assureur australien AMP avait en effet été le premier candidat au rachat de Axa APH il y a six mois. Après la fin de la période de négociations exclusives avec Axa, il avait été supplanté par NAB qui avait fait une offre supérieure (13 milliards de dollars australiens, soit 10 milliards d'euros) finalement acceptée par le conseil d'administration d'Axa APH. Confiant, Henri de Castries estime donc que « ce sera l'un ou l'autre », c'est-à-dire NAB ou AMP. Sachant que l'offre précédente de ce dernier avait été validée par l'autorité de la concurrence. Ce feuilleton interminable met néanmoins le cours de Bourse d'Axa sous pression. Le titre a perdu plus de 18 % depuis le début de l'année alors que l'indice européen du secteur de l'assurance a baissé de près de 7 % sur la même période. « On commence à perdre un peu confiance dans cette opération », commente Thomas Jacquet, analyste d'Exane BNP Paribas interrogé par l'agence Reuters. Selon lui, la réputation des dirigeants en dépend : « Ils ont fait une augmentation de capital pour pouvoir la faire et ont dit que c'était leur relais de croissance en Asie ». L'accord avec NAB (comme précédemment avec AMP) prévoit la conservation des activités en Australie et en Nouvelle-Zélande par l'acheteur et la revente des activités asiatiques au groupe Axa pour 9,4 milliards de dollars australiens. Séverine Sollie

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