Rempart féminin contre la crise de l'euro

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Après la Grèce et l'Irlande, le Portugal et l'Espagne ? La crise de la dette qui s'est emparée des membres les plus indisciplinés de la zone euro en 2010 pourrait-elle atteindre le territoire hispanique en 2011 ? « Les fondamentaux ne justifient pas une aide d'urgence de l'Union européenne », ne cesse de dire la ministre espagnole des Finances, Elena Salgado. Certes, l'Espagne a vécu au-dessus de ses moyens, dopant sa croissance à coup de bulle immobilière, mais le gouvernement de centre gauche de José Luis Rodríguez Zapatero fait tout pour ramener le ratio de déficit sur PIB de 9,3 % ? l'objectif de 2010 ? à 6 % l'an prochain. Sur fond de chômage élevé (le taux est à quelque 20 %), les Espagnols devront donc, dans les mois qui viennent, faire encore plus d'efforts, payer plus d'impôts et partir à la retraite plus tard. Ingénieur de formation, Elena Salgado n'hésitera pas à mettre les mains dans le cambouis, ne serait-ce que par loyauté envers le Premier ministre. Son espoir ? Que, au-delà de l'adage « Too big to fail », les marchés soient enfin convaincus par les efforts de Madrid.

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