L’ex-Nul signe avec Fabrice Joubert une série animée en 3D pour Netflix célébrant les irréductibles Gaulois qu’il affectionne tant. Suivez le druide !Nous sommes en 2017 après Jésus-Christ. Céleste Surugue, patron des éditions Albert René et gardien de l'œuvre d'Uderzo et Goscinny, tombe sur une vidéo YouTube qui retient toute son attention. « C'était une master class donnée à la cinémathèque française. Alain Chabat y expliquait qu'il s'était amusé à écrire un script d'Astérix pour garder la main, un peu comme s'il faisait des gammes. À la manière de Picasso qui, pendant des années, a peint un tableau de Vélasquez des dizaines de fois pour s'entraîner. »
Ni une, ni deux, il contacte l'intéressé. Mais après le carton pharaonique d'Astérix et Obélix - Mission Cléopâtre, sorti en salles en 2002, repartir sur un film apparaît périlleux. Rapidement, la piste d'une série d'animation se dessine et emballe ce fan inconditionnel de la BD franco-belge, dont il possède une connaissance encyclopédique. « Faire de l'animation était le rêve d'Alain Chabat, glisse Céleste Surugue. Il était très heureux de faire ce pas de côté. »
Huit ans plus tard - le 30 avril - son « bébé » débarque sur Netflix. Nom : Astérix & Obélix - Le combat des chefs. Taille : cinq épisodes d'une petite trentaine de minutes chacun. Parrains et marraines : une ribambelle de stars prêtant leur voix, dont Gilles Lellouche (Obélix), Géraldine Nakache (Bonemine) ou encore Laurent Lafitte (César).
Une production résolument moderne qui suscite depuis plusieurs mois un énorme battage médiatique. « Chaque sortie d'Astérix est un événement, observe Nicolas Rouvière, maître de conférences en littérature à l'université Grenoble-Alpes et éminent spécialiste de l'irréductible Gaulois. C'est un miroir collectif de notre époque. C'est comme quand on va voir le dernier James Bond au cinéma, ça nous donne des indications sur l'air du temps. »