En ce matin du dimanche de Pâques, Julia Piaton est sur la route. Plus précisément, elle est aux Sables-d'Olonne pour présenter Une pointe d'amour, première réalisation de Maël Piriou, une jolie romance dont elle tient le premier rôle, celui d'une femme atteinte d'une maladie incurable et qui veut enfin découvrir l'amour.
À 40 ans, l'actrice, mère de deux jeunes garçons, vit une année où elle prend toute la lumière. Avant Une pointe d'amour et Les Règles de l'art, en salles ce mercredi, on l'a ainsi vue dans Le Secret de Khéops avec Fabrice Luchini puis dans Le Mélange des genres de Michel Leclerc. Et se profile maintenant la montée des marches du Festival de Cannes, en tête du casting flamboyant composé par Cédric Klapisch pour La Venue de l'avenir.
Depuis Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? en 2014, sa nomination au césar du meilleur espoir féminin en 2021 pour Les Choses qu'on dit, les choses qu'on fait et le succès des Petites Victoires en 2023, Julia Piaton, fille de Charlotte de Turckheim, a fait du chemin et s'est fait un nom. Un nom sur lequel on monte désormais des films, celui d'une actrice à la voix joliment voilée, constamment sur le fil d'une brisure, et à laquelle on confie aujourd'hui la complexité et la profondeur de premiers rôles captivants.
Vous incarnez dans Une pointe d'amour une femme qui souffre d'une maladie incurable. Qu'est-ce qui vous a séduite dans ce projet ?
L'écriture de Maël Piriou, une écriture très sensible. Il a une manière étonnante de faire entrer ses personnages dans le thème du handicap. Ce sujet constitue le point de départ du film, mais ne le résume pas. Ces protagonistes sont certes en situation de handicap, mais c'est leur histoire d'amour qu'on va découvrir. Il n'y a aucun pathos et beaucoup d'estime et d'intelligence dans le regard de Maël, parce qu'il écrit des êtres avec qui il voudrait être ami.
Propos recueillis par Marc-Aurèle Garreau